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Shea Weber et le parcours du Canadien lors des séries éliminatoires de 2021: «Je savais que c’était ma dernière chance»

Photo d’archives MARTIN CHEVALIER
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-11-08T22:53:46Z

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TORONTO | Encore aujourd’hui, les images sont empreintes d’émotion. Shea Weber, en larmes, reçoit des accolades de ses coéquipiers pendant que, à l’autre extrémité de la patinoire, les joueurs du Lightning célèbrent.

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Le Canadien vient alors de perdre la finale de la Coupe Stanley. Même si personne ne s’attendait à voir la formation montréalaise atteindre cette étape, le capitaine est inconsolable.

Photo d'Archives, Ben Pelosse
Photo d'Archives, Ben Pelosse

«Je savais que c’était ma dernière chance», a-t-il indiqué aux journalistes présents au Temple de la Renommée du hockey.

«Pour les jeunes comme [Nick] Suzuki et [Cole] Caufield, l’émotion n’était pas la même puisque cette finale arrivait tôt dans leur carrière. D’ailleurs, je les avais avertis plus tard. Tu ne sais jamais quand tu vas revenir.»

Weber en est la preuve. Le Britanno-Colombien a mis 16 ans pour atteindre cette ronde ultime.

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Un parcours inoubliable

L’ancien des Predators et du Canadien a vu le rêve de voir son nom être gravé sur la coupe Stanley s’envoler à seulement trois victoires de l’objectif. Une amère déception s’il en est une. Sauf que le Tricolore a surpris tellement de monde en se rendant jusque-là que le visage de Weber s’illumine d’un sourire en repensant à ces deux mois.

«Je suis très fier de ce qu’on a accompli. J’ai de bons souvenirs de ce parcours. J’aurais tellement souhaité que ça puisse se faire dans un contexte normal avec l’aréna plein, a-t-il mentionné. J’ai joué d’autres matchs de séries éliminatoires à Montréal, plus tôt dans ma carrière. Je ne peux qu’imaginer l’électricité et la magie qu’il y aurait eu dans le Centre Bell pour une finale de la Coupe Stanley.»

On se rappellera qu’avant de rejoindre le Lightning en finale, le Canadien avait créé une première surprise en éliminant les Maple Leafs, en sept rencontres, lors du premier tour.

Exception faite du deuxième match, perdu 5 à 1, les Montréalais avaient limité les Torontois à 13 buts en six matchs. Menée par Carey Price, dans le filet, et Weber, à la ligne bleue, la brigade défensive du Canadien misait sur les vétérans Ben Chiarot, Joel Edmundson, Jeff Petry et Brett Kulak.

«On était difficile à affronter. On avait beaucoup de plaisir parce qu’on avait pris à cœur le défi de museler cette attaque énergique. Ça a fait boule de neige et ça a mis la table pour la suite.»

Weber aura la chance de renouer avec le Centre Bell (plein cette fois) samedi à l’occasion de la visite des Blue Jackets de Columbus. Le Canadien profitera de ce match pour honorer la carrière de son ancien capitaine.

Merci, maman

Mais d’ici là, Weber fera officiellement son entrée au Temple de la Renommée du hockey, lundi soir. Son discours est déjà prêt. Et il s’attend à verser quelques larmes. D’ailleurs, ses yeux sont devenus humides lorsqu’il a parlé de sa mère, décédée il y a quelques années.

«Je ne serais pas ici sans elle et mon père. Je sais qu’elle me voit, mais c’est un sentiment étrange. Je sais qu’elle est probablement très fière», a-t-il souligné.

Quelques anciens coéquipiers, dont Carey Price, sont attendus à Toronto pour assister à la soirée. D’ailleurs, il ne fait aucun doute dans l’esprit de Weber que Price sera le prochain joueur du Canadien à faire son entrée dans ce panthéon.

«Il y sera assurément. Aucun doute là-dessus.»

Si Weber a obtenu son billet d’entrée dès sa première année d’admissibilité, on peut s’attendre à la même chose pour Price.

C’est-à-dire, dès l’an prochain.

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