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Roland-Garros: contre un qualifié, Denis Shapovalov perd un marathon de plus de quatre heures et rate son rendez-vous avec Novak Djokovic

Photo AFP
Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2025-05-29T20:34:46Z
2025-05-29T21:05:20Z

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Le temps des premiers échanges, tout indiquait que ce match de deuxième tour serait une balade dans le parc pour Denis Shapovalov. Mais 4h14 plus tard, c’est plutôt une marche vers la porte de sortie de ce Roland-Garros qu’a dû effectuer le Canadien.

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«Shapo» a bien tenté de se sortir de ce bourbier dans lequel il s’était enlisé contre l’Autrichien Filip Misolic, 153e mondial et issu des qualifications qui avait bien moins d’expérience sur cette grande scène que l’Ontarien, 27e tête de série à la Porte d’Auteuil.

À la clé de ce match, il y avait une place au troisième tour et un affrontement sur l’un des plus grands terrains contre le Serbe et ancien numéro 1 mondial Novak Djokovic.

Mais la porte est restée barrée pour Shapovalov, qui, malgré une remontée désespérée dans la troisième et la quatrième manche, a finalement mordu la poussière 7-6 (5), 7-6 (6), 4-6, 4-6 et 6-3 dans ce match marathon, mercredi.

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La toile de l’Autrichien

Pour la troisième fois de sa carrière, le Canadien de 26 ans disputait une manche ultime après avoir été mené deux sets à zéro. Et pour la troisième fois de sa carrière, «Shapo» a été incapable de conclure sa remontée.

Il faut dire qu’en dépit de ce que peuvent laisser croire quelques troisièmes tours à Roland-Garros, dont un l’an dernier, la terre battue n’est pas une surface que Shapovalov aime particulièrement.

C’est tout le contraire pour Misolic, qui, à 23 ans, se retrouvait dans le grand tableau d’un tournoi majeur pour la première fois de sa carrière.

Petit à petit, l’Autrichien a tissé sa toile autour du Canadien, ne se laissant plus impressionner par le coup droit puissant du gaucher. «Shapo» a semblé perdre en confiance, pendant que celle de Misolic grandissait.

Pas intimidé, le qualifié

Il a perdu en patience, aussi: à plusieurs reprises, l’ancien top 10 a fait descendre l’arbitre de sa chaise pour contester un appel des juges de ligne. En vain, évidemment.

Et comme c’est parfois le cas avec les joueurs qui n’ont rien à perdre, le qualifié n’a pas bronché malgré la remontée de Shapovalov. Dans la cinquième et ultime manche, c’est lui qui a signé le premier bris, forçant encore le Canadien à pédaler pour le rattraper.

Ce dernier a bien eu ses chances. «Shapo» s’est offert deux balles de bris, mais n’a jamais réussi à faire tourner le vent dans la nuit parisienne, pendant que Misolic célébrait la plus grande victoire de sa carrière.

– Avec l’Agence QMI

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