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Seule pour Noël... en Antarctique

Caroline Côté tente de devenir la première Québécoise à atteindre le pôle Sud en solo

Caroline Côté n’a pas peur du froid, elle qui a amorcé son périple de 1150 kilomètres en solitaire le 9 décembre dernier dans le but d’atteindre le pôle Sud au mois de janvier 2023.
Caroline Côté n’a pas peur du froid, elle qui a amorcé son périple de 1150 kilomètres en solitaire le 9 décembre dernier dans le but d’atteindre le pôle Sud au mois de janvier 2023. Photo d’archives fournie par Vincent Colliard
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2022-12-24T02:29:45Z

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L’aventurière québécoise Caroline Côté passera un Noël pour le moins particulier alors qu’elle poursuit sa quête en solitaire vers le pôle Sud. 

Si la présente tempête qui s’abat sur le Québec en embête plus d’un en cette période des Fêtes, la Montréalaise de 36 ans savait très bien qu’elle s’imposait des conditions hivernales spectaculaires en s’attaquant à l’Antarctique. 

« D’être seule, c’est difficile, plus que je ne l’imaginais, a-t-elle toutefois confié, via un message texte envoyé par satellite, plus tôt cette semaine. Le terrain est difficile. J’apprends à demeurer calme dans une tempête même si, parfois, j’ai peur. »

Ayant entamé son expédition il y a deux semaines, soit le 9 décembre, Côté souhaite non seulement atteindre le pôle Sud, mais elle souhaite y arriver en moins de 35 jours. Ainsi, elle fracasserait le record de 38 jours et 23 heures appartenant, depuis 2016, à la Suédoise Johanna Davidson.

Motivation supplémentaire

Si la Québécoise est seule pour y parvenir, son conjoint Vincent Colliard, qui porte également le titre de directeur technique, se tient en retrait à Punta Arenas, au Chili. Il s’agit là d’une ville située dans la région de la Patagonie.

« Je serai moi-même guide pour un groupe en Antarctique, dès le 29 décembre et jusqu’en janvier, et il y a une possibilité qu’on se retrouve au pôle Sud à la fin de son aventure, a mentionné Colliard, joint au téléphone. En espérant que ça lui donne une motivation supplémentaire pour continuer et garder le rythme. »

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Évidemment, les communications sont ardues avec Côté à partir de l’Antarctique. 

« C’est une course au cours de laquelle je dois trouver de l’énergie d’une journée à l’autre, a transmis celle qui s’est auparavant illustrée comme ultramarathonienne. C’est venteux et il y a beaucoup de neige, ce qui rend ma progression difficile. »

Une Britannique abandonne

Preuve du défi relevé par la Québécoise, il y a la Britannique Wendy Searle qui a été contrainte à l’abandon dans les derniers jours alors qu’elle tentait, en parallèle, de battre le même record de vitesse pour atteindre le pôle Sud par une femme en solo. Cette dernière a témoigné en disant qu’une combinaison de facteurs avait rendu impensable le fait de pouvoir battre le record.

À travers les « sastrugi », ces grandes lisières de neige formées par le vent, Côté poursuit néanmoins sa route de 1150 kilomètres. La plupart du temps en skiant, tout en tirant derrière elle son grand traîneau. Elle pourrait devenir la première Québécoise à atteindre le pôle Sud en solo, et seulement la deuxième Canadienne après l’Ontarienne Meagan McGrath.

Dans le but de se préparer pour l’Antarctique, Côté avait pris part, comme guide, à une expédition au Groenland à l’automne.

Caroline Côté
Caroline Côté Photo d’archives fournie par Vincent Colliard

« C’est incomparable, il fait très froid en Antarctique, a-t-elle tranché. À titre comparatif, on pourrait dire qu’il faisait chaud au Groenland. »

Comprendre sa raison d’être

La Québécoise, qui est également cinéaste, prend évidemment des images de son aventure qui devrait se poursuivre jusqu’à la deuxième semaine du mois de janvier.

Pour comprendre la raison qui pousse Côté à accomplir cet exploit plutôt que de profiter du réveillon de Noël avec dinde, tourtière et ragoût de boulettes, il faut se référer à une citation en particulier sur son site web. 

« À travers ces moments de doute que nous vivons tous à un moment ou à un autre de notre vie, nous devenons authentiques et transparents envers nous-mêmes. Parce que lorsque nous surmontons certains défis au cours d’une aventure, nous ne sommes pas seulement aux prises avec la neige, la roche, le vent, la tempête ou les crevasses sur notre chemin, mais aussi avec nous-mêmes et avec notre fragilité humaine », écrit Caroline Côté. 

« En filmant et en produisant des documentaires, j’arrive à mieux comprendre mon essence, ma raison d’être », ajoute-t-elle. Ne reste plus qu’à lui souhaiter un « Joyeux Noël » !

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