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Survol de la section Atlantique: oui, le Canadien sera dans le mix

Photo AFP / GETTY IMAGES
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-10-05T04:00:00Z

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Le Canadien souhaite «être dans le mix». Il veut être dans la course aux séries éliminatoires et jouer des matchs significatifs après la date limite des transactions.

Est-ce un vœu pieux ou un objectif réalisable? À première vue, oui. Mais la blessure qui empêchera Patrik Laine de faire ses débuts officiels avec le Tricolore avant la période de Fêtes risque de compliquer la tâche un peu. On se disait que son arrivée et le retour de Kirby Dach, blessé dès le deuxième match de la saison, allaient permettre à l’équipe de compter, enfin, sur deux véritables trios offensifs. C’est maintenant moins vrai.

Néanmoins, la formation qui amorcera la saison le 9 octobre face aux Maple Leafs est mieux nantie que celle qui se trouvait sur la patinoire de l’aréna Banque Scotia de Toronto à une date similaire l’an dernier.

Au fil de la saison, Nick Suzuki s’est imposé comme un véritable centre numéro un, Juraj Slafkovsky est passé à une autre vitesse au retour des Fêtes et Cole Caufield est devenu «un joueur de hockey», pour reprendre l’expression de Martin St-Louis. À la ligne bleue, Lane Hutson apportera une dimension qui manquait au Canadien.

Marquer plus que l’adversaire

Malgré tout, c’est loin d’être acquis. Le Canadien a terminé la dernière campagne avec une récolte de 76 points. Les Red Wings, avec 91 points, sont la dernière équipe à avoir raté la coupure.

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Pour être «dans le mix», le Tricolore aura besoin d’au moins 88 points. Pour améliorer ses chances d’y parvenir, il devra réduire de moitié le nombre de fois où il perd des matchs par l’écart d’un but. L’an dernier, c’est arrivé 27 fois. Un sommet dans la LNH.

Si l’équipe de Martin St-Louis peut déployer un système défensif plus compréhensible et une attaque massive plus efficace, ça devrait aider. Ce dernier critère est loin d’avoir été satisfait au cours du calendrier préparatoire.

Mais, attention, être dans la course ne signifie pas nécessairement se qualifier pour les séries. Le Tricolore n’est pas la seule équipe qui avance dans sa quête du bonheur dans la division Atlantique. C’est le cas des sept autres formations.

Voici un portrait des sept rivaux de division du Tricolore. Dans la Métropolitaine, les Rangers, les Hurricanes et les Devils, en santé, seront des valeurs sûres.


Boston

Les Bruins pourraient passer du duo de gardiens le plus solide à rien. Ils ont échangé Linus Ullmark aux Sénateurs et sont en dispute contractuelle avec Jeremy Swayman. S’ils doivent amorcer la saison avec Joonas Korpisalo, ils ne sont pas sortis de l’auberge. Au moins, ils devraient être encore solides en défense. De plus, ils approchent de la fin d’un cycle. David Pastrnak devrait être encore dangereux, mais est-ce qu’Elias Lindholm est le centre qu’il lui faut? Et Brad Marchand, à 36 ans, ça donnera quoi? Le système défensif de Jim Montgomery a fait ses preuves. Ça permettra aux Bruins de garder la tête hors de l’eau.

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Buffalo

Les Sabres ont connu un léger recul par rapport à la saison précédente. On a ramené Lindy Ruff derrière le banc, le dernier entraîneur-chef à les avoir menés au tournoi printanier, en 2011. On parle d’une jeune équipe en développement. Avec Rasmus Dahlin, Owen Power et Henri Jokiharju, les Sabres ont une bonne base en défense. En attaque, J.J. Peterka a un brillant avenir. Si Dylan Cozens, Tage Thompson et Alex Tuch peuvent retrouver leurs touches de 2022-2023, ils seront dans la course jusqu’à la fin. Devant le filet, Ukko-Pekka Luukkonen a suffisamment bien fait pour qu’on lui donne un contrat de cinq saisons.


Detroit

Les Red Wings sont dans une phase de reconstruction. Ils ont raté par un seul point. Néanmoins, ils semblent faire du surplace. Vladimir Tarasenko, acquis au cours de l’été, et Patrick Kane n’ont plus leur étoffe des beaux jours. Même chose pour Cam Talbot, dont l’étoile a pâli saison après saison. Quand tu as le bon Ben Chiarot sur le premier duo de défenseurs, tu es dans le trouble. Lucas Raymond et Moritz Seider sont les joyaux des Wings, mais, à 22 et 23 ans, ils sont jeunes pour prendre cette équipe sur leurs épaules. L’hiver pourrait être long dans la ville de l’Automobile.


Floride

Champions de la Coupe Stanley et finalistes au printemps 2023, les Panthers sont loin d’être sur la pente descendante. Les principaux membres du noyau qui contribuent au succès de l’équipe sont de retour. Brandon Montour est le seul véritable gros morceau à être parti. Aleksander Barkov, Matthew Tkachuk, Sam Bennett, Carter Verhaeghe et Sam Reinhart seront encore une fois des menaces constantes. À la ligne bleue, Gustav Forsling s’impose de plus en plus. La seule chose qui pourrait nuire aux Panthers, c’est la charge de travail qui incombe aux équipes qui se rendent loin en séries.

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Ottawa

Les Sénateurs ont mis la main sur un premier véritable gardien numéro un depuis les belles années de Craig Anderson. Linus Ullmark s’amène de Boston, où il a gagné les trophées Jennings et Vezina en 2023. Mais ce nouveau chapitre sera assurément différent. Il obtiendra la majorité des départs et il sera posté derrière une équipe moins étanche défensivement. En attaque, les Sénateurs devraient bien se débrouiller. Brady Tkachuk pourrait atteindre le plateau des 40 buts. Les jeunes Tim Stützle, Jake Sanderson, Drake Batherson et Josh Norris gagnent de plus en plus en expérience. Et on a des vétérans pour les entourer avec Claude Giroux et David Perron.


Tampa

La perte de Steven Stamkos se fera sentir. Pas seulement sur la patinoire. Son ascendance sur le groupe était significative. Pas certain que Jake Guentzel saura remplir les patins de l’Ontarien. Cela dit, il devrait être un excellent complément pour Nikita Kucherov et Brayden Point sur la toujours dangereuse attaque massive floridienne. Ce sera leur pain et leur beurre. Le Lightning a également perdu les services de Mikhail Sergachev, ce qui pourrait déranger l’équilibre de sa brigade défensive. Au moins, Andreï Vasilevskiy amorcera la saison en même temps que ses coéquipiers, et en pleine forme.


Toronto

Une nouvelle ère s’amorce dans la Ville Reine, où Auston Matthews patinera avec le C du capitaine cousu sur son chandail. Même si les négociations de contrat de Mitch Marner risquent d’être une distraction, il fait toujours partie du quatuor de leaders productifs de cette formation avec Matthews, William Nylander et John Tavares. Devant le filet, Joseph Woll sera l’homme de confiance de Craig Berube. S’il est aussi efficace que lors du petit échantillon des dernières séries éliminatoires, les Leafs seront en voiture. La qualification des Leafs pour les séries semble ne faire aucun doute. Une victoire en première ronde? C’est une autre histoire.

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