Séries éliminatoires de la Ligue américaine: pourquoi le Rocket de Laval pourrait-il commencer sur la route?
En terminant au premier rang de sa division, le Rocket pourrait affronter les Americans et commencer la série à Rochester malgré une meilleure fiche


François-David Rouleau
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Après avoir terminé au premier rang de la division de la Ligue américaine de hockey (LAH), le Rocket a automatiquement passé à la demi-finale de division nord. Poireautant pour une dizaine de jours, il attend le vainqueur de la série entre les Marlies de Toronto et les Americans de Rochester. Deux scénarios sont sur la table. L’un d’eux fait sourciller.
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En ayant terminé au cinquième rang de la division en vertu de ses 72 points, soit 18 de moins que le Rocket, les Americans entameraient la demi-finale à leur domicile du Blue Cross Arena la semaine prochaine. S’ils battent les Marlies au meilleur de deux matchs d’ici dimanche, évidemment.
Pourquoi ?
Pour des raisons géographiques. Même si le nord de l’État de New York ne paraît pas si loin sur Google Maps, le trajet le plus court à partir de la Place Bell mesure 321 miles, soit 516 kilomètres.
Selon les normes du circuit, afin de réduire les coûts de déplacement, le format d’une confrontation en séries éliminatoires peut être modifié si plus de 300 miles (482 km) séparent les deux amphithéâtres. Ainsi, l’équipe ayant obtenu la meilleure fiche en saison régulière choisit de la commencer avec deux matchs à domicile en la terminant avec trois sur la route ou l’inverse.

Alors que la distance excède la limite de 21 petits miles (34 km), le Rocket ne disputerait pas les deux premiers matchs de la série à Laval même s’il a dominé les Americans à la fin des 72 matchs du calendrier. Le club américain aurait refusé en raison de la distance et de la disponibilité de son domicile.
Patinage et musique
Un refrain fort semblable à celui de la finale de division de l’an passé. Avec une meilleure fiche, le Rocket avait commencé la série à Rochester.
La patinoire du Blue Cross Arena sera occupée par Stars on Ice le 5 mai et un groupe de musique R&B le 8 mai.
« On peut offrir de la commencer ici, mais ils peuvent refuser à cause de la distance », a résumé l’entraîneur-chef du Rocket, Pascal Vincent.

Dans pareille situation d’une série trois de cinq, qu’est-il préférable : commencer par deux matchs à domicile ou obtenir l’avantage de la patinoire en terminant avec trois possibles matchs à Laval ?
« On ne voudrait pas jouer les matchs 3, 4, 5 là-bas, a répondu Vincent. De par mon expérience en séries éliminatoires de ce format, tu as besoin d’un bon début, mais tu as aussi besoin de ces trois matchs en terminant à la maison. »
Dans la course à la coupe Calder l’an passé, le Rocket avait gagné ses deux séries à domicile. Il avait d’abord disposé des Monsters de Cleveland en quatre matchs et des Americans au cinquième et ultime duel.
Cette saison, le Rocket a conservé une fiche de 23 victoires et une efficacité de ,708 à ses 36 sorties à la Place Bell. Parmi les 32 équipes de la LAH, seuls le Reign d’Ontario, les Bruins de Providence et les Condors de Bakersfield ont mieux fait devant leurs partisans.

Marlies ou Americans ?
L’adage veut qu’on ne choisisse pas ses adversaires en séries. Le Rocket a gagné six de ses huit matchs contre les Americans cette saison alors qu’il a perdu cinq de ses huit duels contre les Marlies. Deux de ces défaites sont survenues dans le dernier week-end de la saison qui s’est terminée sur une séquence de trois victoires, quatre revers et trois autres en prolongation.
Malgré tout, comme l’un de ses vétérans, Alex Belzile, Vincent n’a pas de préférence.
« Les alignements envoyés sur la glace contre Toronto ont différé des Americans. Ce sont deux clubs très différents. Rochester peut te faire mal, a-t-il analysé. Le jeu de transition est très, très bon et difficile à contrer. »
Si les Marlies devaient passer au second tour et affronter le Rocket, la série débuterait à Laval même si la distance excède les 300 miles par 39 miles. Le duel prendrait l’allure traditionnelle 2-2-1.