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Série finale: qui a le dessus dans chaque catégorie ?

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Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-06-08T04:00:00Z

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La finesse des Oilers, la pugnacité des Panthers. Voilà les deux philosophies qui s’entrechoqueront dans cette finale de la Coupe Stanley. À leur troisième présence en finale, une deuxième de suite, les Panthers tenteront de soulever le précieux trophée pour la première fois depuis leur création en 1993. Trente et un ans. C’est également le nombre d’années qui nous séparent d’une équipe championne canadienne. Depuis, les Canucks (1994, 2011), les Flames (2004), les Oilers (2006), les Sénateurs (2007) et le Canadien (2021) se sont inclinés lors de la ronde ultime. Les Oilers auront l’occasion de remédier à la situation. À leur huitième présence en finale, ils pourraient gagner leur sixième titre.

GARDIENS

Le point d’interrogation

Stuart Skinner est une véritable boîte à surprise devant le filet des Oilers. Au cours du parcours qui a amené les Albertains en finale, il a été capable du meilleur comme du pire. Cette inconstance a même incité Kris Knoblauch à faire appel à Calvin Pickard lors des 4e et 5e matchs face aux Canucks. Contre les Stars, il s’est ressaisi de brillante façon avec une moyenne de but alloué de 1,91 et un taux d’efficacité de ,922.

Le mur russe

Advenant une victoire des Panthers, Sergei Bobrovsky sera assurément considéré comme candidat pour graver son nom sur le trophée Conn-Smythe. Depuis le début du tournoi, le gardien russe est un véritable mur devant son filet. Il a accordé deux buts ou moins dans 13 des 17 matchs qu’il a disputés jusqu’ici, dont 10 fois à ses 11 dernières sorties. Les présentes séries sont une extension de sa saison. Campagne au terme de laquelle il a été finaliste pour l’obtention du trophée Vézina, remis au meilleur gardien.

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AVANTAGE : PANTHERS

DÉFENSEURS

Sorti de l’ombre

Evan Bouchard s’est fait un nom depuis le début des séries éliminatoires. Méconnu en raison des matchs disputés en fin de soirée, l’Ontarien de 24 ans est sorti de l’ombre. Il vient au troisième rang dans la colonne des pointeurs avec 27 points. Sa production est la cinquième plus prolifique de l’histoire des séries chez les défenseurs. Derrière lui et Mattias Ekholm, c’est assez tranquille. Darnell Nurse connaît des séries en demi-teinte.

Travail en comité

Le groupe d’arrières des Panthers a un gros mot à dire dans les succès défensifs de l’équipe. L’enclave est très peu disponible et ceux qui osent s’en approcher paient un prix cher. Paul Maurice et ses adjoints sont parvenus à instaurer un système de jeu rigoureux ou l’espace, le temps et l’air se font rares. La synergie avec les attaquants permet également des relances et des sorties de zone rapides. Brandon Montour, Aaron Ekblad et Gustav Forsling sont les meneurs de ce groupe.

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AVANTAGE : PANTHERS

ATTAQUANTS

Plus que deux têtes

Avec respectivement 31 et 28 points, Connor McDavid et Leon Draisaitl ont un parcours digne des légendes de la grande époque des Oilers. Bien que l’attaque de cette formation repose principalement sur ces deux vedettes, d’autres ont aussi mis la main à la pâte. C’est le cas de Ryan Nugent-Hopkins, efficace dans toutes les situations de jeu, et de Zach Hyman, qui domine la colonne des buteurs (14).

Un meilleur équilibre

Contrairement à l’an dernier, Matthew Tkachuk est en grande forme. Il sera menaçant et fatigant. Avec Aleksander Barkov, Sam Reinhart et Sam Bennett, Tkachuk fait partie du quatuor qui mène habituellement la charge. Mais les Panthers, ce sont également Carter Verhaeghe, Vladimir Tarasenko et Anton Lundell. Une diversité qui permet aux Panthers d’être menaçants sur trois unités. À la longue, ça peut devenir éreintant pour l’adversaire.

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AVANTAGE : OILERS

ENTRAÎNEURS

La recrue

Kris Knoblauch a fait un travail colossal pour redresser la barque des Oilers lorsqu’il a pris le relais de Jay Woodcroft, le 12 novembre. Avec la recrue derrière le banc, les Oilers ont maintenu un dossier de 46-18-5. Il s’agit de la meilleure fiche de la LNH au cours de cette période. Depuis le début des séries, il n’a pas hésité à apporter des changements à sa formation quand les performances n’étaient pas à son goût.

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Le vétéran

Avec 1848 matchs derrière la cravate, Paul Maurice est le deuxième entraîneur le plus expérimenté de l’histoire de la LNH. Néanmoins, il est toujours en quête d’une première coupe Stanley après deux présences infructueuses en finale. S’il y parvient, il deviendrait, à 57 ans, le deuxième entraîneur le plus âgé à remporter une première coupe. Depuis le début des séries, il s’est assuré d’attirer l’attention avec quelques déclarations savoureuses pour soustraire ses joueurs à celle-ci.

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AVANTAGE : PANTHERS

UNITÉS SPÉCIALES

L’arme des Oilers

Jouer à forces égales est sans doute la chose que les Oilers redoutent le plus à l’approche de cette finale. Si la bande à McDavid est parvenue à atteindre la ronde ultime, elle le doit évidemment à son attaque massive menaçante (37,3 %). Mais il ne faudrait pas passer sous silence l’efficacité de son infériorité numérique. Les Oilers n’ont rien donné à l’adversaire lors des 10 derniers matchs. On parle de 28 punitions écoulées de suite.

Du solide également

Les Panthers ne sont pas en reste. Leur attaque massive fonctionne à un rythme de 23,3 %. Ils ont déjà égalé leur rendement de 1996 avec 14 buts en supériorité numérique. Sam Reinhart et Carter Verhaeghe ont mené la charge avec quatre buts chacun. Les Panters ont écoulé avec succès 88,2 % de leurs infériorités numériques. Seuls les Oilers ont fait mieux.

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AVANTAGE : OILERS

MOMENTUM

Après le pain noir

Les Oilers s’amènent en finale après avoir infligé aux Stars leur première séquence de trois revers de la saison. Ils sont affamés. Ryan Nugent-Hopkins, Leon Draisaitl et Connor McDavid, après avoir mangé leur pain noir au sein de cette équipe, attendent ce couronnement avec impatience. Elle pourrait devenir la première ville canadienne, depuis Montréal en 1993, à soulever le précieux trophée. Le pays est derrière eux.

Une équipe attendue

Ils sont également sur une séquence de trois gains. Contrairement à l’an dernier, leur présence en finale n’est pas une surprise. Preuve du sérieux de leurs aspirations, ils viennent d’écarter de leur chemin les champions du calendrier régulier. Les Panthers ont remporté les deux confrontations de saison (5 à 3 et 5 à 1). Cependant, il est important de souligner que ces deux matchs ont eu lieu alors que Knoblauch venait tout juste d’entrer en fonction.

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AVANTAGE : OILERS

ROBUSTESSE

Une chance pour Desharnais

Lors des trois derniers matchs contre les Stars, Kris Knoblauch a laissé Vincent Desharnais de côté avec l’objectif de privilégier la vitesse. Une décision qui lui a souri. Cependant, puisque les Panthers offriront une opposition plus robuste, le retour du défenseur québécois sera de mise. L’arrière de 28 ans domine ceux des Oilers avec 39 mises en échec. Élément important de l’infériorité numérique, il compte 38 tirs bloqués.

Bâtis pour les séries

Avec les Panthers, rien n’est dans la dentelle. La grande majorité de leurs buts sont le résultat de pression intense, de travail acharné et de corps à corps solides. Les 739 mises en échec des Panthers sont presque 200 de plus que les 563 des Oilers. Et en dépit de leur jeu robuste, les joueurs des Panthers sont capables de se déplacer, ce qui les rend encore plus incisifs. Les escarmouches après le sifflet, les gants au visage, les doubles-échecs dans le dos devant le filet, ça finit pas épuiser son homme.

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AVANTAGE : PANTHERS

IMPONDÉRABLES

Les bruyants partisans

Ce printemps, il n’y a pas eu une foule plus bruyante que celle du Rogers Place. Tellement que les joueurs peinent parfois à s’entendre sur la surface de jeu. Le niveau de décibels sera encore plus élevé, considérant que les partisans des Oilers attendent cette présence en finale depuis 2006. Le Moss Pit, situé au Ice District Plaza, là où s’entassent 5000 partisans des Oilers, risque encore une fois d’être très achalandé.

L’expérience de l’an passé

Les Panthers ont atteint la finale pour un deuxième printemps consécutif. Treize joueurs de l’équipe de l’an dernier sont de retour. Carter Verhaeghe avait inscrit le but gagnant du troisième match, en prolongation, face aux Golden Knights. Ce fut la seule victoire des Panthers lors de cette finale. Parlant de Verhaeghe, Vladimir Tarasenko (St. Louis, 2019) et lui (Tampa Bay, 2020) ont déjà soulevé le précieux trophée. Corey Perry a fait la même chose du côté des Oilers (Anaheim, en 2007).

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AVANTAGE : PANTHERS

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