Séquence difficile du Canadien: «Notre niveau de jeu a baissé», dit St-Louis


Jonathan Bernier
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Pendant un mois, on s’est énervé, on a eu du plaisir, on a vécu d’espoir. Cet espoir de voir le Canadien remplir son objectif d’être impliqué dans une course aux séries. Puis, soudainement, plus rien.
Ou si peu. Une victoire en sept matchs. Contre une équipe, les Sharks, qui en arrachent. Et pas de la façon la plus convaincante.
Une panne qui place le Canadien à six points d’une place en séries éliminatoires, mais également à six points du dernier rang de l’Association de l’Est.

«Que se passe-t-il, Lucille? chanteraient sûrement avec vigueur les membres des Trois Accords s’ils se trouvaient dans la même pièce que Martin St-Louis.
«Notre niveau de jeu a baissé dans tout ce qu’on fait», a répondu l’entraîneur-chef du Canadien, en toute transparence.
«Notre échec avant est moins soutenu, ce qui fait qu’on donne beaucoup trop d’espace à l’adversaire, a-t-il poursuivi. Les gars ont le temps de trouver le joueur ouvert.»
Pour être efficace en échec avant, il faut être vif, incisif, lire le jeu et prendre des décisions rapidement. À écouter les explications de Mike Matheson, on devine que c’est un peu là que se trouve le problème.
«Quand on n’est pas en possession de la rondelle, on est comme dans un entre-deux, a déclaré le défenseur, qui disputera son 600e match dans la LNH. On hésite, on pense un peu trop. Quand tu prends trop de temps pour réagir, il est trop tard.»
Au bord du gouffre
Tout ça relève de la confiance. Quand tout baigne dans l’huile, les actions s’enchaînent sans qu’on se pose trop de questions. Quand on se trouve au cœur d’une séquence de revers comme c’est le cas présentement, le doute s’installe, ce qui amène de l’hésitation.
Les Montréalais auront l’occasion de redresser la barque avant de partir pour le long congé de la Confrontation des 4 nations. D’abord contre les Devils, samedi, puis face au Lightning, dimanche. Un revers dans chacun de ces matchs placerait le Tricolore dans un sérieux pétrin.
Sommes-nous déjà rendus à parler des fameux «matchs sans lendemain»?
«Difficile à dire, a indiqué Christian Dvorak. Par contre, ce que je sais, c’est qu’on est à l’étape d’aborder chaque match comme étant le plus important de la saison.»
On ne lui souhaite pas de malheur, mais s’il fallait que le Tricolore entre dans ce congé avec deux défaites supplémentaires, ce serait possiblement un signal pour Kent Hughes que le temps est venu de vendre.
«On connaît la recette»
Cela dit, on n’est pas à l’abri d’une autre bonne séquence. Si le Tricolore a été en mesure de remporter 13 matchs sur les 17 qu’il a disputés du 17 décembre au 21 janvier, il peut bien nous surprendre encore.
«On connaît la recette, a d’ailleurs déclaré St-Louis. On a les ingrédients. C’est juste qu’on n’en met pas assez.»
D’ailleurs, on ne pourra pas accuser le pilote du Canadien de tenir un double discours. Au moment où l’équipe traversait sa meilleure période de la campagne, St-Louis soutenait ne pas vouloir accorder trop d’attention au classement. C’est encore vrai aujourd’hui.
«Présentement, on doit se concentrer à retrouver nos standards. Si on y arrive, on va se donner de bonnes chances. Ça ne garantit pas les victoires, mais on va retrouver de la confiance en tant qu’équipe. Ça va nous aider à aller chercher des points.»
Et possiblement grimper de quelques positions au classement.
St-Louis a confirmé que Montembeault affronterait les Devils, samedi, et Jakub Dobes le Lightning, dimanche. Par ailleurs, il a également indiqué que Logan Mailloux jouerait dans un deuxième match consécutif.