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Sept conseils pour aider Cole Caufield à retrouver sa touche

Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2023-12-16T00:30:00Z

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Michel Goulet et Pierre Turgeon ont tous les deux déjà connu des saisons d’au moins 50 buts dans la LNH. Toucher la cible sur une base régulière, ils connaissent ça. 

Mais comme tous les buteurs, ils sont passés à travers des périodes plus creuses. Ce que vit Cole Caufield depuis le début de la saison ne leur est pas étranger. Le Journal a donc jugé bon de leur passer un coup de fil. 

Photo AFP
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«Quand ton équipe connaît des ennuis, ça devient encore plus difficile parce que tu fais partie des joueurs que les gens regardent quand tu perds, a raconté l’ancien attaquant des Nordiques. Personne ne parle de ceux qui marquent en bas de cinq buts par année. Ces gars-là scores trois ou quatre fois par année et ils sont contents. Mais quand c’est toi le buteur, c’est une autre histoire.»

«Ça fait partie du métier et ce n’est pas évident de s’en détacher parce que tu es toujours à l’aréna. Tu joues ou tu pratiques», a raconté, de son côté, l’ancien capitaine du Canadien.

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Et comment ces deux membres du Temple de la Renommée du hockey ont-ils fait pour s’en sortir?

1. Garder confiance

Pierre Turgeon: «Ce n’est pas facile. Mais le hockey, c’est une séquence de réactions par rapport à ce qui se passe devant toi. Si tu as peur de commettre des erreurs, tu vas en faire. Si ta confiance est affectée, tu ne marqueras pas.»

Michel Goulet: «Marquer des buts, ça restera toujours la chose la plus difficile à faire au hockey. Ce qui est important, c’est de continuer à croire en ce qu’il fait. C’est le genre de joueur qui pourrait marquer huit buts dans les cinq prochains matchs. Pourvu qu’il demeure le positif et qu’il garde son sourire.»

Getty Images via AFP
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2. Lancer pour marquer

Pierre Turgeon: «Il est le même joueur, il n’a pas changé. Il y aura un déclic et ensuite, il sera correct. Il faut continuer de tirer au but. Un moment donné, un premier but va entrer. Puis cinq, puis 10. Il a trop de talent pour que ça ne débloque pas.»

Michel Goulet: «Il faut croire en ce que tu fais. Quand tu as la rondelle sur le bâton, tu n’as pas grand-chose d’autre à penser que de pogner le but. Chaque fois que tu prends un lancer, c’est pour marquer un but. Pas juste pour prendre un lancer.»

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Getty Images via AFP
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3. Rester fidèle à son style

Michel Goulet: «C’est sûr que trouver d’autres façons de marquer, ça peut aider. Mais, l’important, c’est de comprendre sa propre game, quel est son talent ce qui fait son succès. Tu ne peux pas commencer à demander à Caufield de courir d’un bord et de l’autre. Ça ne marchera pas. Ça ne ferait qu’amplifier le problème.»

Photo Martin Chevalier
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4. Demeurer dans le moment présent

Pierre Turgeon: «Un jour, Al Arbour m’a appelé dans son bureau. Ça devait faire 10 matchs et je n’avais pas marqué. Il m’a dit: “Pierre, il y a 80 matchs dans une saison. Quarante à domicile, 40 sur la route. Il y a trois périodes dans un match, tu fais sept présences par période et, lors de chacune d’entre elles, tu passes 45 secondes sur la glace. Ne regarde pas plus loin que ces 45 secondes. Et quand tu rentres au banc, tu oublies cette présence et tu penses uniquement à la suivante.” Ça m’a aidé le reste de ma carrière.» 

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Photo Martin Chevalier
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5. S’appliquer sur les détails

Michel Goulet: «Quand je traversais une période difficile, j’essayais de repartir par la base, dans ma zone défensive. Si je ne marquais pas, je me disais que, au moins, je ne coûterais pas de but à mon équipe, qu’on ne perdrait pas à cause de moi. Et quand je faisais ça, habituellement, les occasions recommençaient à se présenter.»

Pierre Turgeon: «Les batailles le long des rampes, la récupération de rondelle, foncer au filet, arrêter devant. On regarde les buts et les passes, mais il y a un paquet de choses qui se passent avant. Ça prend ça pour que le reste arrive. Quand tu travailles sur les petits détails du match, les occasions se présentent.»

Martin Chevalier / JdeM
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6. Faire preuve de détermination

Pierre Turgeon: «Il faut garder un niveau de compétition élevé. Quand tu vas dans le coin pour la rondelle, tu dois te dire “c’est ma rondelle. C’est à moi, ça”. Pas obligé de frapper ou d’être physique, mais il faut que tu sois mentalement habité de cette détermination.»

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Getty Images via AFP
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7. Être bien entouré

Michel Goulet: «Quand tu as deux ou trois trios capables de marquer, que l’attaque est bien équilibrée, l’adversaire a plus de misère. Là, Nick Suzuki et Caufield jouent toujours contre la première paire de défenseurs.»

Pierre Turgeon: «Les autres attaquants du Canadien connaissent également des difficultés. Alors, c’est certain qu’il est la cible (de tous les couvreurs).»

Photo Martin Chevalier
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Sécheresse en attaque

Il n’y a pas que Caufield qui peine à trouver le fond du filet chez les attaquants du Canadien

Brendan Gallagher: 0 but dans les 15 derniers matchs

Mitchell Stephens: 0 but depuis son rappel (6 matchs)

Nick Suzuki: Séquence de 9 matchs sans but en novembre

Alex Newhook: 13 matchs sans but de mi-octobre à mi-novembre

Josh Anderson: 1 but en 29 matchs (filet désert)

Juraj Slafkovsky: 0 but dans les 11 derniers matchs (deux dans la saison)

Cole Caufield: 2 dans les 16 derniers matchs

Christian Dvorak: 0 dans les 17 derniers matchs

Michael Pezzetta: 1 but en 20 matchs

Jesse Ylönen: 0 but dans 12 derniers matchs

Tanner Pearson: 1 but dans 22 derniers matchs (avant sa blessure)

Jake Evans: 26 matchs entre ses deux buts de la saison

Sean Monahan: 0 but en 14 matchs pendant novembre

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