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Ottawa doit hausser le financement des athlètes, selon la ministre Isabelle Charest

Photo Stevens LeBlanc
Photo portrait de Geneviève Lajoie

Geneviève Lajoie

2026-02-25T20:20:51Z

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L’ancienne olympienne et ministre québécoise des Sports, Isabelle Charest, est d’avis que le fédéral doit augmenter le financement accordé aux athlètes. 

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Ex-patineuse de vitesse, la politicienne est sensible aux arguments du médaillé des Jeux olympiques de Milan-Cortina, Laurent Dubreuil.

Dans une chronique publiée dans les pages du Journal qui a fait grand bruit, le Lévisien a pointé du doigt le sous-financement des athlètes pour expliquer la performance décevante du Canada à la grand-messe mondiale des sports d’hiver. Les médailles rapportent peu d’argent pour les champions et certains doivent même payer de leur poche pour s’entraîner et compétitionner.

Isabelle Charest est montée sur le podium aux JO de Lillehammer (1994), de Nagano (1998) et de Salt Lake City (2002). À son époque, « il n’y avait pas de bourse pour les médaillés », a-t-elle confié mercredi. 

Elle estime que le gouvernement canadien doit non seulement mieux aider financièrement les athlètes, mais aussi mettre davantage d’argent pour les infrastructures permettant la pratique du sport. La ministre déplore notamment que le fédéral n’ait pas participé aux deux derniers appels de projets du Programme d’aide financière aux infrastructures récréatives et sportives (PAFIRS).

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« Si c’était appuyé par le fédéral, on pourrait faire du chemin en infrastructures », a-t-elle plaidé, en marge de la réunion hebdomadaire des ministres du gouvernement Legault.

Une 4e position, ce n’est pas décevant

Quant à la performance du Canada en Italie, Isabelle Charest ne croit pas qu’on doive focaliser uniquement sur le nombre de médailles. « Une quatrième position, pour moi, ce n’est pas un résultat décevant, une cinquième position, ce n’est pas un résultat décevant. Des fois, ça se joue à un centième de seconde », insiste-t-elle.

« Je pense qu’on est très critique par rapport aux résultats. Maintenant, je pense qu’effectivement il faut faire en sorte que nos jeunes puissent avoir accès à des programmes sportifs pour tous les bienfaits que ça peut procurer, au-delà des médailles », renchérit-elle.

Et le modèle norvégien ?

Interrogée sur le modèle norvégien, qui mise sur l’accessibilité à tous et le refus de la spécialisation à un jeune âge, la ministre a relativisé le succès olympique du pays scandinave.

« Il faut comprendre que leurs médailles, ils les ont en ski de fond, 28 médailles sur 41 sont des épreuves de ski de fond, combiné nordique. Nous, notre sport national, c’est le hockey, il y a deux médailles ! ».

La ministre soutient que son gouvernement a augmenté le budget alloué au sport de 127 %, sans parler des sommes dédiées au parascolaire, aux programmes particuliers dont plusieurs sont axés sur le sport, ainsi qu’aux infrastructures.

« Maintenant, est ce qu’on pourrait en faire plus ? On pourrait toujours en faire plus, évidemment. Ce qu’on voudrait, c’est que tout un chacun puisse faire du sport, qu’il n’y ait pas de contraintes financières, qu’on n’ait pas de contraintes d’infrastructures ».

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