À moins de trois semaines de la visite du pape à Sainte-Anne-de-Beaupré, le maire de la municipalité et de nombreux commerçants attendent toujours un plan définitif en ce qui concerne la sécurité et la logistique de l’événement.
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«Le plus urgent présentement, c’est que [les intervenants] en sécurité nous sortent un plan définitif. Depuis le début, ils nous sortent différents plans qui changent. On est rendu au point de leur dire: ça suffit», laisse tomber Jacques Bouchard, maire de Sainte-Anne-de-Beaupré.
La Gendarmerie royale du Canada, la Sûreté du Québec et la garde rapprochée du Saint-Père sont les intervenants ciblés par le maire.
«Ils doivent se parler et faire un plan», fait-il valoir.
Près de 15 000 personnes sont attendues à la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré et aux abords de la municipalité le 28 juillet, alors qu'une messe sera célébrée par le pape.
Le secteur sera bouclé et ne sera pas accessible en voiture.
Le maire indique d'ailleurs que les efforts sont concentrés sur tout ce qui entoure la sécurité. Le gouvernement a octroyé une subvention de près de 2 M$ à la municipalité pour ses préparatifs.
«Pour la sécurité, tout est à monter. La GRC et la SQ nous demandent des choses que l’on doit accomplir, poursuit le maire. On est en train de [ficeler] les montants que ça peut occasionner pour déposer ça à la sécurité publique».
Il est notamment question d’agents de sécurité – dont l’organisation est toujours à la recherche – d’équipements pour bloquer les rues et d’appareils de communication.
«Il faut vraiment avoir accès à ces services», laisse tomber le maire.
Il s’agit d’un très court délai pour parvenir à organiser tout ce qui reste à faire.
«C’est un gros défi», admet M. Bouchard.
En après-midi, mercredi, il a reçu davantage d’informations au sujet de la circulation qui serait moins contraignante que prévu pour les gens du secteur.
Des commerçants confus
Plusieurs commerçants disent ne plus savoir sur quel pied danser pour se préparer à cet événement d’envergure.
Le propriétaire du restaurant Le Montagnais, situé sur le boulevard Sainte-Anne, commence aussi à s’impatienter.
«C’est tellement difficile de savoir quelque chose et on ne sait jamais si l’information est bonne ou pas», laisse tomber Claude Ménard.

Il aimerait rassurer ses employés, notamment pour la circulation, en vain.
«Ça commence à être le temps que l’on sache certaines choses», poursuit-il.
La directrice de la Clinique Médicale Côte-de-Beaupré, Guylaine Pichette, a également hâte de connaître le plan de la grande journée.

«La situation évolue constamment, je pense que ce n’est pas encore canné. Je pense aussi que c’est la raison pour laquelle on n’a pas encore de plan approuvé», observe-t-elle.
Elle doit rassurer patients et membres du personnel, malgré le manque important d’informations. La seule certitude qu’elle a est que cette journée sera éprouvante pour tous.
«Ça ne sera pas facile», laisse tomber Mme Pichette.
Face à ces craintes, Benoît Thibault, président du comité organisateur de la visite papale à Québec, répond que le comité organisateur travaille «en collaboration avec les municipalités et les corps de police» pour préparer l’arrivée du souverain pontife. Il ajoute d’ailleurs que plus d’informations ont été acheminées hier à la municipalité.
– Avec la collaboration de Simon Baillargeon
Ce qu’ils ont dit :
- «Depuis le début qu’on est en attente avec la sécurité. La GRC, la SQ et la garde rapprochée du pape doivent se parler et faire un plan» – Jacques Bouchard, maire de Sainte-Anne-de-Beaupré.
- «Nos employés nous posent des questions et on n’est pas capable de répondre, parce qu’on ne le sait même pas nous autres même» – Claude Ménard, propriétaire du restaurant Le Montagnais.
- «C’est un événement hors du commun, on ne sait pas à quoi s’attendre totalement» – Guylaine Pichette, directrice de la Clinique Médicale Côte-de-Beaupré.
- «L’inquiétude est surtout au niveau de la circulation pour que les gens du coin puissent aller travailler. Qui va dédommager si on ne peut pas aller travailler? Ça coupe notre vie un peu» – Samuel Gagnon, gérant de la boutique Hempire.
- «On ne sait même pas si on va ouvrir durant les heures où le pape sera de passage» – Cédéric Pichette, cuisinier au restaurant Le Montagnais.


