Tous les résultats
Publicité

Secrets d’entrepreneur: les pires et les meilleurs conseils pour réussir en affaires

Illustration Adobe Stock

Nicolas Duvernois

2026-02-01T16:30:00Z

Partager

En ce début d’année, plusieurs personnes ont pris la décision de se lancer en affaires, recevant possiblement au passage des conseils de toutes parts.

Je ne compte plus les demandes de conseils que je reçois sur les réseaux sociaux ou quand on me croise dans la rue. Il est important de savoir que ni moi ni personne d’autre sur terre a la réponse ou le conseil miracle qui vous permettra de réussir en affaires.

Comme tout bon capitaine, l’entrepreneur doit être en perpétuelle écoute, apprentissage et collaboration avec son monde. Les tendances évoluent, le monde des affaires évolue et le rôle de l’entrepreneur est de naviguer à travers tous ses changements en gardant le cap.

C’est en bâtissant mon entreprise que j’ai fait ma place dans le monde des affaires et non en suivant des études spécialisées. J’ai donc reçu toutes sortes de conseils au fil des ans ; certains m’ont marqué positivement et d’autres moins.

Les pires conseils

Il ne faut jamais abandonner

Un classique ! En entendant ce conseil, on se dit que peu importe les problèmes ou les difficultés, on doit baisser la tête et foncer, mais c’est faux. Il faut comprendre qu’il y a une énorme différence entre abandonner (qui est une décision émotive) et savoir quand arrêter (qui est une décision réfléchie). Pour réussir, il faut absolument savoir soi-même quand mettre fin à un projet au risque de s’enfoncer encore plus et de vraiment tout perdre. Ça fait souvent mal, mais c’est la meilleure décision à prendre.

Publicité
Travaille plus fort que les autres et ça va marcher

Mettons une chose au clair : l’immense majorité des entreprises qui baissent pavillon échouent en raison d’un manque de clarté et non d’un manque d’effort. Je comprends le réflexe de vouloir toujours en faire plus, mais réussir n’est pas uniquement une logique mathématique. Il est même prouvé que les semaines de 80 heures et les nuits blanches mènent directement dans le mur. Sans se la couler douce, il est possible de garder un équilibre et de s’imposer des temps de repos pour recharger les batteries.

Baisse tes prix et tu vas vendre plus

Le prix est rarement le vrai problème. Si vous devez baisser vos prix pour que le client s’intéresse à votre produit, c’est parce que vous ne parvenez pas à expliquer sa valeur perçue. Avez-vous déjà vu une Ferrari, une Rolex ou un sac Chanel en rabais ? Non, car ces entreprises offrent un produit unique qui répond parfaitement aux besoins et attentes de la clientèle qu’ils ciblent. Au lieu de baisser vos prix et d’entrer dans une guerre des rabais avec une tonne de compétition, assurez-vous plutôt d’offrir le bon produit, au bon prix, au bon moment, au bon client. N’oubliez jamais que Gucci disait qu’on se rappelle beaucoup plus longtemps la qualité que du prix !

Les meilleurs conseils

Soyez rapidement patient

Le succès est un marathon et non un sprint. Il faut se préparer à ce que la course soit longue et complexe. Dans une société où on est de plus en plus impatient, c’est tout un défi. Il faut choisir sa vitesse selon les défis. Vous devez être pressé en recherche et développement, en innovation et en lecture du marché, mais être patient avec vos objectifs à long terme.

Visez la rentabilité avant l’expansion

Les chiffres fous des start-ups technologiques de la Silicon Valley, dont plusieurs sont évalués à des centaines de milliards de dollars, ont complètement modifié notre perception de ce qui est sain en affaires. Derrière cette réalité, on réalise qu’il y a beaucoup de vent : ce n’est pas normal qu’un jour, une entreprise soit évaluée à plusieurs milliards, et que quelques années plus tard, elle ferme ses portes. C’est beau d’avoir un gros chiffre d’affaires, mais ce qui est encore plus beau, c’est la rentabilité !

Ne vous définissez ni par le succès ni par l’échec

On a toujours l’habitude de se définir par le résultat final. Toutefois, puisque l’entrepreneuriat est cyclique, il s’agirait d’une erreur. Parfois, certains échecs ont des retombées positives, en permettent de réaliser que le produit n’est pas à la hauteur ou que l’on se dirige dans la mauvaise direction. De l’autre côté, il y a ces mauvaises victoires, celles qui t’aveuglent, celles qui te donneront 100 $ aujourd’hui, plutôt que 1000 $ demain.

Publicité
Publicité