Se faire reconnaître en Italie, rêver à un café et décompresser en regardant du Denis Villeneuve: voici comment Gabriel Diallo vit sa nouvelle popularité


Kevin Dubé
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La vie de Gabriel Diallo a changé depuis un an, ça ne fait aucun doute. Sauf que les effets se font davantage sentir sur le terrain qu’en dehors jusqu’ici.
Maintenant 38e joueur mondial, le fait que le Québécois continue de grimper les classements chaque semaine fait en sorte qu’il a gagné le respect de ses pairs, qui l’attendent maintenant de pied ferme, à chaque tournoi.
«Ce qui a surtout changé, c’est que tu entres sur les tableaux principaux des plus gros tournois et que tes adversaires ont plus hâte de t’affronter, ils veulent plus te battre. Tu as une cible dans le dos, ce qui est normal et ça vient avec. Par contre, en dehors du tennis, je dirais que c’est plus ou moins pareil comme avant», assure-t-il.
Un peu plus reconnu
Pareil comme avant, à l’exception qu’il ne passe plus inaperçu partout où il va.
«La semaine dernière, j’étais en vacances sur la côte amalfitaine dans un petit village et l’hôte de l’Airbnb qu’on avait réservé m’a reconnu. Je me suis aussi fait reconnaître en marchant, une fois, à Capri, puis une autre à l’aéroport de Naples. C’est rigolo, ça vient avec. C’est sûr que ça flatte un peu l’ego mais il faut essayer de garder ton ego sous contrôle», lance-t-il en riant.
S’il estime que sa vie hors du tennis n’a pas changé outre mesure ou, à tout le moins, au même rythme que celui de ses succès sur le terrain, c’est notamment parce qu’il fait en sorte que ce soit ainsi.
«Quand je suis avec mes amis et ma famille, on ne parle pas trop de tennis. [...] Le tennis est très énergivore et ça prend 100% de notre temps. Donc, dans les semaines de vacances, j’essaie de complètement déconnecter.»
Des films et de la lecture
Justement, quand il a besoin de penser à autre chose qu’à son sport, Diallo a quelques passe-temps qui l’aident à le faire. Le principal: le cinéma.
Il est d’ailleurs un grand fan du réalisateur Denis Villeneuve.
«J’adore ce qu’il fait, de Polytechnique à Dune 2, j’ai saigné tous ses films!» assure-t-il avec passion.
Et, quand il ne se plonge pas dans une œuvre cinématographique, il le fait dans un livre.
«Des romans policiers, de la philosophie, des livres politiques, j’aime plus ou moins tous les genres de littérature», ajoute-t-il.
Et, parmi ses autres passions, il cite... le café!
«J’aime beaucoup le café et j’aimerais peut-être, après ma carrière, quand je vais avoir fini, ouvrir mon petit café. Je sais que je suis à des années-lumière de ça, mais ça fait longtemps que j’y pense», avoue-t-il.
Et qui a dit que les athlètes n’avaient d’intérêt que pour le sport?