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Se faire frapper, mais dominer

Photo portrait de Jean-Nicolas Blanchet

Jean-Nicolas Blanchet

2026-05-09T02:07:58Z

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BUFFALO | Frapper tout ce qui bouge, comme dans le bon vieux hockey des séries, ça ne marche pas visiblement à tout coup. Les Sabres l’ont bien réalisé vendredi soir.

Les Sabres ont frappé les joueurs du Canadien à 44 reprises. Le Canadien, de son côté, a réalisé 17 mises en échec.

Oui, les Sabres avaient moins la rondelle souvent. Mais c’est plus que ça. Du côté de Buffalo, on voulait frapper tout ce qui bouge.

Pour les Sabres, la grosse mise en échec semblait l’emporter sur un harponnage qui pouvait créer de l’offensive.

Montréal s’en est donc très bien tiré dans ce type de jeu.

Il faudra quand même répliquer

Mais ce n’est qu’un match. Je crains que ça ne puisse pas être toujours ainsi. Ça prendra inévitablement une certaine réplique. Juste pour s’assurer qu’il n’y aura pas huit joueurs à l’infirmerie dans deux matchs.

Mais la robustesse des Sabres a parfois nui à l’équipe au lieu de l’inverse.

Dès les premiers instants du match, Tage Thompson s’est mis à frapper tout le monde. Il s’est sorti du jeu, le CH a eu un surnombre et voilà, Alex Newhook donne l’avance.

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À défaut de se faire valoir offensivement, Thompson essaie très fort de se servir de ses épaules. Mais après 2 buts en 8 matchs en séries, ça commence à être décevant pour le grand attaquant. Ç’a été deux matchs plutôt difficiles pour lui.

La petite peste Zach Benson a encore brillé à ce chapitre. Parlez-en à Cole Caufield. Subtilement, mais pas tant que ça, il a emprisonné la tête de Caufield avec son coude pour la frapper deux ou trois fois contre la bande. Comme si c’était de la lutte. Pas pour lui faire mal. Juste pour l’énerver.

C’est vraiment commencé

Bref, c’est clair, la série est vraiment commencée.

On passe, dans les estrades, de la belle camaraderie entre les partisans à du lançage d’insultes.

On passe, sur la glace, de deux équipes qui s’épient en se respectant à de bonnes vieilles claques sur la gueule.

Je vous le dis, c’est parti et on va éprouver beaucoup de plaisir.

Parlant de plaisir, je suis allé voir la deuxième période avec Antoine Roussel, Maxim Lapierre, Dave Morissette et Élizabeth Rancourt. Ils sont postés dans le corridor juste par-dessus la dernière rangée de la section du bas.

Je le conseille à tous. C’est un excellent divertissement.

Antoine Roussel est assez impressionnant comme spectateur de hockey. Il est dur à battre. Il crie, sursaute, commande, chiale et admire.

Max Lapierre est un peu plus calme, mais pas tant que ça.

En tout cas, ils n’ont pas l’air blasés de faire ça. On dirait deux enfants que tu laisses aller dans des jeux au McDo.

Un spectateur des Sabres a eu la drôle d’idée de commencer à les écœurer durant une bonne partie du match. Les deux ont seulement 1600 minutes de punitions dans la ligue, après tout, et lui avaient deux fois ma bedaine, qui est déjà considérable.

J’ai quand même dit à Antoine que j’allais le protéger s’il arrivait quelque chose. Je l’ai senti bien rassuré.

Ah oui, j’allais oublier. Concernant la rencontre, ça me fait plaisir de manquer d’humilité pour souligner qu’il s’est passé pas mal ce que j’avais prévu dans ma chronique de vendredi matin. Pour une rare fois que je passe pour un génie, je vais le souligner. J’avais prédit 4 à 0, par contre.

C’était écrit dans le ciel que le CH allait trouver des réponses. Mais Lindy Ruff en trouvera aussi. Les Sabres vont voir rouge, c’est le cas de le dire, dimanche à Montréal.

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