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Scotty Bowman: « Jamais je ne m’opposerai au Canadien »

Photo portrait de Marc de Foy

Marc de Foy

2026-05-14T03:25:00Z

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Scotty Bowman a de la graine de politicien. Sans même qu’on lui demande s’il a une préférence entre le Canadien et les Sabres, il se dit dans une position où il ne peut que gagner.

« Je ne peux pas perdre. J’ai été entraîneur des deux équipes », rappelle-t-il.

À Buffalo, il cumulait aussi les fonctions de directeur général des Sabres, poste qui lui avait été refusé à Montréal lors du départ de Sam Pollock.

Mécontent de travailler sous les ordres d’Irving Grundman, Bowman avait quitté l’organisation avec fracas après avoir mené le Tricolore à une quatrième conquête de la coupe Stanley, en 1979, et à une cinquième en huit saisons derrière le banc.

Photo courtoisie
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Il s’ouvre un peu plus, toutefois, quand on lui demande s’il est heureux de la renaissance du CH.

« Bien sûr, j’ai grandi à Montréal et j’y ai encore de nombreux amis. Jamais je ne m’opposerai au Canadien », dit-il.

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Pas plus qu’aux Sabres, lui dont la résidence principale est établie en banlieue de Buffalo depuis près de 50 ans.

« Ils ont connu plusieurs années de misère. Ils reviennent de loin. Je suis content pour eux aussi », ajoute-t-il.

Ne vous attendez donc pas à voir Bowman brandir le flambeau au Centre Bell ou frapper la grosse caisse au KeyBank Center.

Rene Baillargeon / Les archives / Le Journal de Quebec
Rene Baillargeon / Les archives / Le Journal de Quebec

Ambiance unique au Centre Bell

Bowman rentrera à Buffalo cette fin de semaine après avoir passé l’hiver sur la côte ouest de la Floride avec son épouse Suella. À 92 ans, son intérêt pour le hockey ne diminue pas. Il a une opinion sur tout et rien ne lui échappe.

« Avant que la série entre le Canadien et les Sabres ne commence, je donnais l’avantage aux Sabres. Mais je pensais aussi que les Sabres feraient mieux de ne pas perdre à domicile, raconte-t-il.

« L’atmosphère qui règne au Centre Bell est incroyable. Il y avait une bonne ambiance au Forum, mais ce n’était aucunement comparable à ce qu’on voit aujourd’hui. Tout le monde porte le chandail du Canadien. On dirait une marée rouge. »

C’est une question de marketing.

Autrefois, le Tricolore ne vendait pas de maillots. On en trouvait seulement dans les magasins d’articles de sports, et encore, le logo était différent de l’original.

De nos jours, les chandails sont identiques à ceux portés par les joueurs et les amateurs n’hésitent pas à débourser quelques centaines de dollars pour se les procurer.

De l’aide pour les arbitres

Là-dessus, Bowman passe à l’arbitrage.

« Je n’ai jamais vu autant de pénalités après les arrêts de jeu. On devrait sortir du match le joueur qui est à l’origine de ces mêlées.

« Ray Ferraro [ancien joueur recyclé analyste à la télé] avait une bonne suggestion l’autre soir au réseau ESPN. Dans les séries, il y a toujours un arbitre de réserve. On devrait l’installer sur la passerelle avec un moniteur de télévision afin qu’il puisse, le cas échéant, prêter main-forte aux deux arbitres en fonction. »

Ce n’est pas bête.

Par ailleurs, Bowman estime que les joueurs font montre d’irresponsabilité dans leurs actions. Les accidents causés par des bâtons élevés ne se comptent plus.

« La plupart des joueurs sont imprudents. Ils devraient faire plus attention », affirme celui qui est considéré comme le plus grand stratège que le hockey ait connu.

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