Savard croit au tourisme durable


Dominique Lelièvre
Partager
Marie-Josée Savard pense que la pandémie est une occasion à saisir pour «repenser» le tourisme à Québec et le rendre plus «durable».
• À lire aussi: L’intimidation est difficile pour la famille, avouent les candidats à la mairie de Québec
La candidate à la mairie de Québec a dit lundi vouloir placer le tourisme et les grands événements au coeur de la relance économique.
«Je compte miser sur des actions bien ciblées pour donner un nouveau souffle au secteur touristique et aux grands événements», a-t-elle annoncé.
La notion de «tourisme durable» est revenue à plus d’une reprise.
«Les gens sont de plus en plus sensibilisés et ils désirent réfléchir à la manière dont leurs voyages peuvent être plus respectueux pour l’environnement. Cette situation nous force à réfléchir à l’expérience que nous souhaitons offrir aux visiteurs qui nous découvrent et à la qualité de vie des résidents du quartier historique», a-t-elle déclaré.
Engagements
Mme Savard veut donc «consulter [les] citoyens, surtout ceux du secteur du Vieux-Québec afin de trouver et de conserver un équilibre avec le tourisme».
Malgré les critiques entendues au centre-ville concernant la présence démesurée d’appartements touristiques de type Airbnb, «on est contents jusqu’à présent, quand même, des outils que le gouvernement nous a donnés», a laissé savoir Mme Savard.
Elle s’engage aussi à créer un fonds dédié au soutien des initiatives en tourisme durable et à aller chercher des accréditations internationales pour aider les acteurs de l’industrie à orienter leurs actions en cette matière.
S’agissant des bateaux de croisières, Mme Savard demeure favorable à cette activité même si on la sait particulièrement polluante. «La position, ce n’est pas d’être fermé à ça, mais c’est de prendre le temps de réfléchir pour la suite», dit-elle.
En tout, Mme Savard a pris huit engagements en matière de tourisme et de grands événements, dont certains sont déjà en cours de réalisation, comme celui de donner à l’Espace 400e une vocation d’accueil touristique et d’innovation. La candidate n’a pas chiffré ces mesures.
«Il y a beaucoup de choses qui ont déjà commencé à être réfléchies. On est dans l’administration actuelle, donc c’est certain qu’on a participé à ça», a justifié celle qui est vice-présidente au comité exécutif depuis quatre ans.
Éclatement
D’autre part, Mme Savard pense que l’éclatement des festivités dans les arrondissements de la Ville a été salutaire pendant la pandémie et qu’«on doit poursuivre dans cette voie pour les prochaines années».
Elle entend aussi accroitre la collaboration avec les maires de l’agglomération et de la périphérie de Québec «pour garder nos touristes plus longtemps, mais qu’il n’y ait pas juste la ville de Québec à découvrir». Elle a donné l’exemple de Charlevoix.
Finalement, elle a insisté sur l’importance de «soutenir les grands événements existants», de «revoir» ou «repositionner» certains d’entre eux, et de favoriser l’émergence de nouveaux rendez-vous pendant la saison froide en faisant du «démarchage».
Sans surprise, elle appuie d’ailleurs le projet de North Pole Race, une course de voiliers entre Vancouver et Québec qui passerait par le Grand Nord.
Gosselin réagit
Son adversaire Jean-François Gosselin a qualifié de «recyclées» les annonces de Marie-Josée Savard en tourisme et grands événements. «J'ai lu le communiqué de presse et ce sont tous des chiffres qui sont déjà sur le site internet de l'OTQ. Je m'attendais à des choses plus originales», a-t-il asséné.
M. Gosselin se dit cependant d'accord sur l'importance d'investir en tourisme pour assurer la relance, à un moment où les villes vont «s'arracher» les touristes, en période postpandémie.
Il dit d'ailleurs avoir sa propre idée pour l'utilisation d'Espace 400e, qu'il compte partager en campagne électorale.
Sur les grands événements, il affirme qu'il ne réduirait pas les investissements de la Ville dans ce secteur. «Les grands événements attirent les touristes. Évidemment qu'on va se garder une petite gêne pour bien analyser les grands événements. Sur le principe, on est d'accord d'investir.»
- Avec la collaboration de Stéphanie Martin