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Sauvons le Mont-Sainte-Anne

Photo portrait de Thomas  Mulcair

Thomas Mulcair

2023-01-06T10:00:00Z

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La récente fermeture préventive du Centre de ski du Mont-Sainte-Anne était malheureusement devenue nécessaire en raison de l’incurie de son exploitant, Resorts of the Canadian Rockies (RCR). 

La chute d’une télécabine, résultat d’un manque évident d’entretien, ne laissait aucun autre choix. On ne lésine pas avec un danger pour la vie humaine. 

Il y a 26 ans, le célèbre funiculaire de Québec a tragiquement chuté, causant des décès et des blessés graves. 

Les enquêtes qui ont suivi ont notamment révélé qu’il y avait un sérieux défaut au niveau des inspections par la Régie du bâtiment. 

Cette fois-ci, la Régie a délivré son ordonnance avec célérité et l’applique avec une détermination résolue. La fermeture a entraîné la mise au chômage d’employés et des pertes économiques pour les entreprises de la région, sans parler des conséquences directes pour les skieurs eux-mêmes. Face à ces réalités, l’action de la Régie était aussi courageuse que nécessaire. 

  • Écoutez la rencontre Lisée - Mulcair avec Richard Martineau diffusée chaque jour en direct 8h50 via QUB radio :

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Surveillons « Fitz » !

Dans toute cette saga, les contribuables québécois doivent garder un œil sur Pierre Fitzgibbon. Au lieu de mettre RCR à la porte, « Fitz » ne ferme pas... la porte ! Il songerait même à allonger, tenez-vous bien, 50 millions de dollars, somme provenant des payeurs de taxes, à RCR. 

La seule bonne nouvelle, c’est que pour une rare fois, François Legault met ses culottes de chef et dit à son ministre « wheeler-dealer » qu’il n’en est pas question. On verra ! 

Le ski au Québec

Le tourisme est une de nos plus importantes industries. Le ski en fait partie intégrante et le soutenir sera toujours important. 

Le hic, c’est que du Mont-Sainte-Anne à Orford en passant par l’aéroport quasi privé pour desservir Tremblant, les grosses pointures qui tournent autour de ces sites finissent toujours par vouloir l’aide du public pour faire plus de profits privés. 

C’est un moment de vérité pour la CAQ. 

Un deal sur 99 ans !

Il y a une trentaine d’années, c’est la Sépaq qui a signé l’entente de 99 ans qui, aujourd’hui, lie le gouvernement du Québec et RCR. Les détails ne sont pas tous publics. 

D’aucuns parlent de la nécessité d’exproprier Mont-Sainte-Anne. Bonne nouvelle : nul besoin d’exproprier ce qui nous appartient déjà. RCR serait bel et bien le propriétaire des installations, mais ils ne font que louer la montagne elle-même.  

Il y a des groupes et des investisseurs d’ici qui ne demandent pas mieux que de garder ce joyau en activité, de manière sécuritaire, pour des générations à venir. 

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Une solution législative

Par loi de l’Assemblée nationale, mettons fin à cette entente avec RCR tout en lui remboursant la valeur des installations dépréciées. 

C’est la seule manière de garantir la réouverture du Mont-Sainte-Anne avec un opérateur digne de confiance.

Le propriétaire de RCR n’en est pas à son premier rodéo. Il a déjà traîné la Sépaq en cour. Il faut agir avec force pour ne pas laisser d’éventuelles procédures judiciaires « scrapper » une autre saison. 

L’ensemble des coûts et des pertes, y compris les frais d’inspection et les compensations dues aux employés, aux PME et aux skieurs lésés, devraient être soustraits de l’éventuel prix de rachat. Pas de cadeaux pour RCR. 

Bye-Bye Mister Resorts. Ça suffit. 

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