Saoule, elle avait massacré l’hymne national l’été dernier: Ingrid Andress n’a pas raté sa seconde chance à l’occasion d’un match de l’Avalanche

Cédric Bélanger
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L’heure de la rédemption a sonné pour Ingrid Andress. La chanteuse country, qui avait fait les manchettes l’été dernier, quand elle avait massacré l’hymne national américain lors du match des étoiles du baseball majeur parce qu’elle était ivre, a courageusement amorcé son retour sous les projecteurs en chantant de nouveau le Star-Spangled Banner durant un événement sportif.
C’était le 28 février. Après une pause de sept mois loin du regard du public, durant laquelle elle a suivi une cure de désintoxication, Ingrid Andress s’est postée dans un coin de la patinoire du Ball Arena, à Denver, vêtue d’un chandail de l’Avalanche du Colorado.
Devant les joueurs de l’équipe locale, le Wild du Minnesota et 18 000 partisans, elle a lancé son interprétation a capella de l’hymne national avec aplomb.
Allait-elle tenir le coup?

«Le punching bag de l’Amérique»
Ingrid Andress avait des démons à dompter. Le 15 juillet 2024, son interprétation de l’hymne national avant le concours de circuits des vedettes du baseball au Globe Life Field d’Arlington, au Texas, était devenue virale pour les plus mauvaises raisons.
L’artiste du Michigan, alors âgée de 32 ans, avait complètement raté son coup. Désorientée, incapable de produire des notes justes, elle était devenue la risée du web.
Certains pointaient un problème technique, mais le lendemain, elle a admis avoir été saoule. Elle a affirmé qu’elle allait chercher de l’aide immédiatement.
Ça n’allait pas bien. «Je me suis sentie comme le punching bag de l’Amérique», a-t-elle dit.
«J’étais terrifiée»
Ingrid Andress revenait donc de loin, il y a 10 jours, à Denver. «J’étais terrifiée», a-t-elle avoué dans une entrevue qu’elle a accordée récemment au magazine Variety.
La chanteuse a affirmé avoir d’abord refusé l’offre de l’organisation de l’Avalanche, mais après quelques semaines de réflexion, elle a changé son fusil d’épaule, sachant très bien qu’elle n’avait pas le droit à l’erreur.
«Je me disais: “Non, j’ai besoin de le faire. J’ai peur et, honnêtement, si j’échoue une deuxième fois, ce sera très difficile de revenir après. Je ne peux pas rater deux fois de suite.”»
Cri de joie
Cette fois, elle a réussi. À l’aise et juste, Ingrid Andress a même échappé un petit rire en plein milieu de l’hymne, quand la foule a entonné en chœur la phrase: «That our flag was still there.»
Dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, une fois sa prestation terminée, on la voit sauter dans les bras d’un membre de son entourage, criant sa joie.
«Tu l’as fait. C’était fantastique», entend-on dans la vidéo.
«Le soulagement était vraiment viscéral, a-t-elle déclaré à Variety. Je pouvais sentir le poids de toute cette histoire fondre. Et quand c’était fini, je me suis dit: “Maintenant, je ne chanterai plus jamais cette chanson.”»
C’est reparti
Elle en chantera d’autres, et c’est déjà bien parti. Le 3 mars, elle a lancé Footprints, une pièce qui se retrouvera sur son prochain album, son troisième en carrière, à paraître au courant de 2025.
Puis, samedi, celle qui s’était auparavant fait connaître avec les succès More Hearts Than Mine et Wishful Drinking est montée sur la scène du Grand Ole Opry, salle mythique de Nashville, le quartier général de la musique country aux États-Unis, pour une courte performance.

La pause, assure-t-elle, lui a été bénéfique.
«Je suis contente d’avoir pris le temps. Mon équipe m’a dit: “Assurons-nous que tu te sentes bien avec la musique avant de faire quoi que ce soit.” Je suis contente d’avoir pris ce temps pour vraiment me concentrer sur ça et aussi d’être juste une personne heureuse. C’est un bon changement de rythme.»