Volleyball: privé de son attaquant étoile, le Rouge et Or s’incline à son premier match au championnat canadien


Richard Boutin
Partager
Largement négligé avant de se frotter aux champions de l’Ouest et deuxièmes favoris du tournoi, le Rouge et Or de l’Université Laval a subi un dur coup avant même d’amorcer le championnat canadien de volleyball masculin à Kingston.
Aux prises avec une gastro-entérite depuis l’arrivée de l’équipe à Queen’s, l’attaquant étoile Nicolas Fortin n’a pas été en mesure d’affronter les Golden Bears de l’Alberta, jeudi, pour le match quart de finale.
«Mercredi matin, la physiothérapeute me cherchait partout pour me prévenir que Nicolas avait été malade toute la nuit, a raconté l’entraîneur-chef Gino Brousseau. Il a passé deux jours au lit et il a recommencé à manger seulement jeudi matin. C’est un guerrier et il voulait jouer, mais on ne voulait pas prendre de risques. Il était encore contagieux. Pour lui, l’équipe et nos adversaires, on n’avait pas le choix.
«C’est dommage parce qu’on a bien géré son horaire toute l’année afin d’éviter les blessures, de poursuivre Brousseau, et c’est une gastro qui l’a arrêté.»
Fortin s’entraînera, vendredi, et il sera à son poste, samedi, face aux Marauders de McMaster (3e favoris) qui se sont inclinés en quatre manches face aux Thunderbirds de UBC. C’est la recrue française Terell Tchouassi qui a frappé en relève et il a bien fait dans les circonstances.
Bon départ du Rouge et Or
Malgré tout, le Rouge et Or a néanmoins surpris les Golden Bears en misant plus souvent qu’à leur habitude sur des attaques au centre pour remporter la première manche par la marque de 25-23.
Score identique au 2e set, mais pour les Golden Bears qui ont complété leur victoire avec des scores de 25-15 et 25-19. Laval était dans le coup en 2e manche avec un pointage égal de 19-19, mais les deuxièmes favoris ont marqué trois points sans réplique pour creuser un écart avant de conclure à leur second point de set.
Un entraîneur très fier
«Je suis très, très fier des gars, a exprimé le pilote lavallois. Ils auraient pu abdiquer en raison de l’absence de Nicholas, mais ils ont suivi le plan de match à la lettre. Après une belle remontée au premier set, on les a poussés dans leurs derniers retranchements au deuxième, mais on n’a pas été en mesure de terminer le travail.»
Les deux dernières manches ont été plus difficiles. «On a baissé un peu de régime au 3e set et les Golden Bears ont décollé, a résumé Brousseau. Ils misent sur toute une machine et je ne suis pas certain qu’ils sont deuxièmes au pays. Contre une équipe de ce niveau, tu dois jouer tous les points du premier au dernier avec la pédale au plancher. En raison de l’écart sur le plan physique, on doit toujours rechercher la perfection et ça devient fatigant.»

Les espoirs de podium envolés, Brousseau s’est assuré de passer son message. «Les gars doivent être comme des éponges d’ici la fin, a-t-il illustré. Le tournoi n’est pas fini. On veut terminer le plus haut possible, mais on doit aussi aller chercher du bagage pour l’avenir. Je leur ai demandé d’aller voir les autres parties pour réaliser ce que ça prend pour être au sommet.»
Membre de l’équipe canadienne Next Gen et joueur par excellence au pays, l’attaquant de 6 pi 7 po Isaac Heslinga a démontré que son titre n’était pas le fruit du hasard. Il a réussi 32 attaques marquantes et reçu le prix de joueur par excellence du match. Du côté de Laval, l’honneur est revenu à Max Losier qui a été crédité de 12 attaques marquantes.