Sanction maintenue pour Canada Soccer: «On peut se compter chanceux»
Agence QMI
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La sanction émise par la FIFA, à la suite du scandale d’espionnage par drones de l’équipe féminine de soccer, aurait pu être alourdie par le tribunal arbitral du sport lorsqu’il a examiné l’appel déposé par Canada Soccer.
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C’est du moins ce qu’affirme le professeur à la chaire de recherche sur l’antidopage dans le sport à l’université de Sherbrooke, David Pavot, en entrevue à LCN.
«C’est surtout un «ouf» de soulagement en fait, dit-il. Ce qu’il faut comprendre, c’est que Canada Soccer a lancé un petit peu une pièce en l’air en disant que ça peut tomber du bon côté ou du mauvais côté.»
«Il y avait de fortes chances que le tribunal revoit intégralement la sanction, non pas en la réduisant, mais en l’augmentant et le tribunal aurait même pu aller jusqu’à décider d’exclure l’équipe canadienne féminine de soccer de la compétition olympique.»
Selon lui, Soccer Canada et le Comité olympique canadien ont pris un risque important en soumettant leur appel.
«Je pense qu’on peut se compter chanceux», avance-t-il.
Il pourrait y avoir d’autres sanctions au cours des prochains mois.
«La FIFA a mis Canada Soccer sous enquête, explique M. Pavot. Ce qui s’applique en ce moment pendant les Jeux olympiques, c’est uniquement le règlement disciplinaire de la compétition des Jeux olympiques.»
«Ce qu’il peut se passer, c’est qu’à la suite de l’enquête qui va prendre assurément plusieurs mois, la FIFA pourrait décider de sanctionner encore une fois l’équipe canadienne», continue-t-il.
Le chercheur affirme que l’espionnage semble systémique au sein de la fédération canadienne de soccer.
«On a appris que lors des précédents Jeux olympiques, il y a déjà eu de l’espionnage par drones, indique-t-il. Il y a eu des compétitions au sein de l’équipe masculine au cours desquelles des équipes adverses ont arrêté de s’entraîner parce qu’il y avait des drones qui survolaient les terrains d’entraînement et il y a même eu une offre d’emploi pour un entraîneur adjoint publié au mois de mars, dont l’une des compétences exigées était le pilotage de drones.»
Ce n’est pas un hasard, le mode de financement des fédérations sportives au pays se doit d’être revu.
Le chercheur est d’avis que ces pratiques douteuses pourraient être liées au fait que si ces dernières n’obtiennent pas de bons résultats en compétitions internationales, il y a moins de financement.
Au Canada, le sport est financé à travers un programme qui s’appelle «À nous le podium», soutient-il. Les fédérations sportives reçoivent de l’argent, à condition qu’elles aient des résultats dans les compétitions internationales.»