Samuel Montembeault s’en veut pour la défaite face aux Rangers: «Je prends le gros du blâme»

Jonathan Bernier
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Critique envers lui-même, Samuel Montembeault parlait d’un début de saison correct pour qualifier son niveau de jeu lorsqu’on l’a rencontré plus tôt cette semaine. Cette défaite de 4 à 3 aux mains des Rangers n’aura rien fait pour lui remonter le moral.
Une fois de retour au vestiaire, le gardien du Tricolore s’est lui-même pointé du doigt pour ce premier revers en temps régulier au Centre Bell depuis le 9 février.
«Je prends le gros du blâme. Il faut que je sois meilleur. Ça fait deux matchs de suite que je connais deux bonnes périodes. Puis, en troisième, ça va pas mal moins bien », a-t-il analysé.

Au cours des 20 dernières minutes de jeu, il a cédé à trois reprises sur 10 lancers. Il s’en voulait surtout pour le troisième but des visiteurs, un tir de la pointe de Matthew Robertson qui a touché le fond du filet bien que, en apparence, rien ne voilait la vue du gardien.
«Je n’ai jamais vu un lancer courber autant que ça. La rondelle s’en venait vers ma mitaine, puis elle est partie complètement de l’autre côté. »
Le but d’Artemi Panarin, qui s’est révélé être celui de la victoire, est le genre de tir sur lequel Montembeault a travaillé à l’entraînement au début de la semaine. L’attaquant russe demeure un tireur d’élite, mais Montembeault est agacé par le fait qu’il a déjà été battu trois fois de cette façon en quatre présences devant le filet.
«Je dois faire les arrêts pour nous placer dans une meilleure situation.»
Une punition qui change la donne
Évidemment, ailleurs dans le vestiaire, il n’était pas question de blâmer l’homme masqué pour ce revers.
«En deuxième période, on a été victime de trop de revirements. On a dû étirer nos présences, ce qui fait en sorte qu’on n’avait plus d’énergie quand venait le temps d’attaquer, a fait valoir Mike Matheson. C’est pas mal plus ça la raison [de la défaite].»
Même chose du côté de Martin St-Louis, qui blâmait davantage l’incapacité de sa troupe à briser la pression que les buts accordés par son homme de confiance.
«La position de gardien en est une qui ne pardonne pas. Ce n’est pas seulement la faute de Monty. Devant lui, on n’aurait pu faire de meilleures choses.»
Ça avait pourtant bien commencé pour la formation montréalaise qui s’était rapidement forgé une avance de 2 à 0. Puis, il y a eu cette punition à Josh Anderson au cours de laquelle les Rangers en ont profité pour rétrécir l’écart de moitié.
«On a perdu le momentum en écopant d’une punition», a lancé l’entraîneur-chef du Canadien.
«On est passé bien près de creuser notre écart à 3 à 0. Un match, c’est 60 minutes. Quand l’autre équipe met ça 2 à 1, ça devient une autre game.»