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Sam Bennett s’attendait à ça

Il avait récemment eu une discussion avec les frères Tkachuk

Brady Tkachuk et Sam Bennett ont jeté les gants après seulement trois secondes et après que Matthew Tkachuk et Brandon Hagel se soient battus, une seconde plus tôt.
Brady Tkachuk et Sam Bennett ont jeté les gants après seulement trois secondes et après que Matthew Tkachuk et Brandon Hagel se soient battus, une seconde plus tôt. Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2025-02-16T05:19:45Z

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Les frères Matthew et Brady Tkachuk s’étaient concertés pour lancer un message au début du match et Sam Bennett s’y attendait. 

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«Quand Matthew et Brady sont venus me voir, j’ai senti que ça se passerait comme ça», a mentionné Sam Bennett dans le vestiaire canadien.

Quand on lui a demandé si c’était survenu lors de la période d’échauffement, il a simplement indiqué que ça datait d’avant sans préciser quand cette discussion était survenue.

Pour le reste de l’équipe, les neuf premières secondes, ponctuées de trois bagarres, ont été une surprise.

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Le plus fou!

«C’est absolument le début de match le plus intense que j’ai vécu», a confié Brandon Hagel qui a été le premier à laisser tomber les gants sur l’invitation de Matthew Tkachuk après seulement deux secondes.

«Il m’a demandé si je voulais y aller et j’ai dit oui. On joue de manière assez dure l’un contre l’autre alors je pense que c’était dû pour arriver», a expliqué Hagel qui porte les couleurs du Lightning de Tampa Bay, le grand rival des Panthers de la Floride de Matthew.

Sidney Crosby, qui n’a pas connu un grand match, n’était pas prêt à dire que les événements du début de la rencontre étaient reliés à l’ambiance politique tendue entre les deux pays et aux huées réservées à l’hymne national américain quelques minutes plus tôt.

«Je ne suis pas sûr. Je crois que ça fait juste longtemps [qu’on n’avait pas joué ce genre de partie], les gars étaient gonflés à bloc et ç’a mis tout le monde dans le match. Je m’attendais à un début robuste, mais je n’aurais jamais prédit trois batailles», a-t-il mentionné la voix éteinte.

Organique

Malgré la défaite, on sentait que l’entraîneur-chef canadien, Jon Cooper, a apprécié sa soirée. Il avait l’allure de quelqu’un qui vient de s’enfiler deux expressos.

«Il y a trois jours, quand je me suis assis ici [après la victoire contre la Suède], si vous m’aviez dit que quelque chose allait surpasser ce que je venais de vivre, je ne vous aurais pas cru.

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«Ce qui me surprend le plus, c’est que ce n’était pas planifié, ce ne sont pas deux entraîneurs qui ont décidé que ça se passerait comme ça. Ça s’est produit de façon organique entre les joueurs.»

Quand un journaliste lui a demandé si des batailles comme celles-ci avaient leur place dans un match international, sa réponse a été sans équivoque.

«C’est un tournoi de la LNH alors on ne peut pas dire que c’est un match international. Les gars ont grandi avec cette culture et si j’ai bien vu, personne ne s’est précipité vers la sortie. Ç’a mis la table pour tout un match.»

Il aime ça

Pour en revenir aux frères Tkachuk, il ne faut pas s’étonner qu’ils aient concocté un tel scénario pour le début de la rencontre.

Sam Bennett a joué cinq saisons avec Matthew à Calgary et ils évoluent ensemble chez les Panthers depuis trois ans. Alors quand l’invitation de Brady est venue quelques secondes après la rixe entre Matthew et Brandon Hagel, il a jeté les gants.

«Je joue avec Matthew depuis longtemps et il aime se mettre dans le coup et entraîner les partisans», a avancé Bennett qui côtoie aussi Brady à l’occasion.

«On a une relation amicale. Je le vois souvent l’été quand je suis avec Chucky [surnom de Matthew] et ça ne va rien changer. Ce qui se passe sur la glace va rester sur la glace.»

Binnington est dur

Devant le filet canadien, Jordan Binnington a laissé filer un tir de Jake Guentzel entre ses jambières sur le premier but américain.

Après la rencontre, le gardien a estimé que c’est un arrêt qu’il aurait dû faire. Il a raison surtout qu’il a accordé deux buts un peu trop faciles aux Suédois lors de la première rencontre.

Jon Cooper n’était cependant pas du même avis. Il a choisi de protéger son gardien, une façon aussi de défendre sa décision de lui accorder un second départ malgré une performance en demi-teinte à sa première sortie.

«Je ne peux pas dire qu’il se battait avec la rondelle. La rondelle a des yeux pour certains joueurs, tous les gardiens ont des buts qu’ils veulent revoir, mais je pense qu’il est un peu dur avec lui-même.»

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