Saison des bowls dans la NCAA: un Québécois contre la future équipe de Bill Belichick


Stéphane Cadorette
Partager
Christopher Fortin ne pouvait rêver d’un meilleur scénario pour terminer sa carrière universitaire. Samedi, comme garde à droite partant des Huskies de l’Université du Connecticut, il se mesurera aux Tar Heels de l’Université North Carolina (UNC) au Fenway Park Bowl, dans le mythique stade de baseball de Boston.
• À lire aussi: Gros menu de football NCAA pour les Fêtes!
«On va jouer contre une équipe qui fait partie du Power 4 [les quatre meilleures conférences]. Ce n’est quand même pas rien. On fait de la vidéo et on voit tout de suite que les gars sont gros et rapides. Tu m’aurais dit en 2019 que je finirais ma carrière universitaire comme partant contre une équipe comme UNC dans un bowl, je ne t’aurais pas cru», a-t-il lancé en entrevue téléphonique.
Après tout, UNC, c’est le programme qui vient contre toute attente de recruter Bill Belichick comme entraîneur-chef pour la saison prochaine. Il ne dirigera pas le bowl de samedi, mais son aura plane déjà sur l’équipe.
Au Connecticut (UConn), à moins grande échelle, Fortin a pu vivre l’expérience d’être dirigé lui aussi par un ancien de la NFL en Jim Mora, lui qui avait été entraîneur-chef des Falcons d’Atlanta et des Seahawks de Seattle au milieu des années 2000.
«De voir un entraîneur autant décoré que Belichick dans la NFL, tu sais qu’il va savoir comment ça fonctionne. Je l’ai vécu d’une certaine façon avec coach Mora qui avait aussi le bagage dans la NFL. Pour les gars qui vont jouer pour lui, ce sera vraiment bénéfique. Le style d’entraînement va ressembler à la NFL. Comme coach Mora, il va rendre l’environnement très professionnel», estime-t-il.
Une bonne saison
De son côté, le Beauceron, issu du programme des Condors de Beauce-Appalaches, considère avoir grandement évolué depuis son arrivée dans la NCAA.
Cette saison, il a été partant comme garde à droite et à gauche, en plus d’obtenir des répétitions comme centre à l’entraînement.
Les Huskies ont terminé avec un dossier de 8-4 et c’était la première fois depuis 2010 que l’équipe signait huit victoires.
«Quand je suis parti de ma Beauce natale à l’été 2020 pendant la COVID, je ne parlais pas un mot d’anglais. Je regarde ça aujourd’hui et je suis rendu bilingue. J’ai fait partie de l’un des meilleurs programmes d’éducation publique aux États-Unis.
«En 2021, j’ai vécu un changement d’entraîneur-chef. Après, on a commencé à connaître plus de succès. L’expérience a répondu à mes attentes et surtout cette année, parce que j’ai pu jouer et me faire remarquer pour le prochain niveau», a affirmé Fortin.
Pour une dernière fois...

Maintenant, il ne reste plus qu’un match au gaillard de 6 pi 5 po et 300 livres, originaire de Saint-René, pour se faire valoir.
«C’est ma dernière chance de prouver aux recruteurs de la NFL, la UFL et la LCF que je peux jouer et dominer contre des gars qui ont vu beaucoup de gros football.
«Pour la suite, peu importe le niveau et la ligue, je serai content parce que je veux jouer au football aussi longtemps que mon corps me le permettra. Toute la préparation du repêchage, c’est encore loin pour moi», a-t-il noté.