Saison 2024-2025: qui fera mieux? qui fera pire?


Jonathan Bernier
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Tout le monde a remis le compteur à zéro. Les 32 équipes partent sur un pied d’égalité. N’empêche que la moitié d’entre elles ne parviendront pas à participer aux séries éliminatoires. Dans le peloton, certaines équipes feront mieux que l’an dernier, d’autres en arracheront peut-être un peu plus. Voici lesquelles.
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7 équipes qui devraient faire mieux
Predators de Nashville
Steven Stamkos, Jonathan Marchessault, Brady Skjei: on a l’impression que Barry Trotz est allé magasiner chez Costco lors de l’ouverture du marché des joueurs autonomes. Ces ajouts permettront aux Predators de miser sur deux dangereux trios en plus d’apporter de la profondeur en défense. Roman Josi s’inscrit toujours parmi les défenseurs les plus complets du circuit et l’efficacité de Juuse Saros a convaincu Trotz d’exaucer le souhait du jeune Yaroslav Askarov d’être échangé. On pourrait voir les Preds flirter avec le sommet de la compétitive division Centrale.
Devils du New Jersey
Les Devils ont accumulé 30 points de moins que les 112 récoltés en 2022-2023. Un recul attribuable aux nombreuses blessures à des joueurs clés (Dougie Hamilton, Nico Hischier, Ondrej Palat, Jack Hughes) et à une valse de gardiens moribonds devant leur filet. On n’a que très peu de contrôle sur les blessures, mais Tom Fitzgerald s’est assuré de régler son problème entre les poteaux. Jacob Markström s’amène après quatre saisons chez les Flames. Il sera épaulé par Jake Allen. Les deux peuvent être inconstants, mais, au moins, ils ont du millage dans le corps.
Le club de hockey de l’Utah
Cette concession obtiendra un nouveau départ à Salt Lake City, après avoir été, pendant plusieurs années, le cimetière des contrats de joueurs blessés. Ryan Smith, le propriétaire de l’équipe, a montré qu’il n’était pas là pour niaiser. Il a pratiquement donné carte blanche à son DG, Bill Armstrong. Ce dernier s’est assuré d’amener du renfort à la ligne bleue avec les acquisitions de Mikhail Sergachev, d’Ian Cole et de John Marino. Clayton Keller, Logan Cooley, Nick Schmaltz et Dylan Guenther devraient pouvoir toucher la rondelle plus souvent.
Wild du Minnesota
Le Wild n’a pas connu de changements significatifs à sa formation au cours de l’été. Bill Guerin a sans doute estimé que le groupe qu’il avait sous la main serait en mesure de revenir dans le portrait des séries éliminatoires après avoir été exclu pour la première fois en cinq ans. Il n’a pas tort. Menée par Kirill Kaprizov, Joel Eriksson Ek et Marco Rossi, l’attaque du Wild est bien nantie. Même chose en défense avec Jonas Brodin, Jared Spurgeon et Brock Faber. Le salut du Wild passera par Filip Gustavsson. Le grand Suédois a éprouvé des ennuis après avoir marché sur les eaux l’hiver précédent.
Sharks de San Jose
Les Sharks en arracheront encore et ne pourront prétendre à une place en séries éliminatoires. Toutefois, leur saison ne devrait pas être aussi atroce que celle de l’an dernier, au terme de laquelle ils n’affichaient que 47 points [pire récolte depuis les 39 points des Thrashers d’Atlanta en 1999-2000 pour un calendrier de 82 matchs]. Les arrivées de Macklin Celebrini et de Will Smith ainsi que les acquisitions des vétérans Tyler Toffoli, Alex Wennberg et Barclay Goodrow font insuffler fougue et rigueur. Yaroslav Askarov devrait obtenir son lot de départs.
Flyers de Philadelphie
Les Flyers ont été dans la course jusqu’aux derniers jours de la saison. Même Daniel Brière, le directeur général, a été surpris. L’entrée en scène de Matvei Michkov, plus tôt que prévu, et la présence de Sean Couturier en santé, dès le départ, devraient permettre aux Flyers de poursuivre leur progression. Travis Konecny et Owen Tippett seront à surveiller. À la ligne bleue, Cam York devrait éclore. Comme d’habitude, c’est devant le filet que ça risque de se corser pour les Flyers avec la présence de Samuel Ersson et d’Ivan Fedotov.
Kraken de Seattle
Le Kraken a connu une saison décevante après avoir créé une surprise en accédant aux séries éliminatoires à leur deuxième saison. Se qualifier de nouveau pour le tournoi printanier ne sera pas facile, mais la troupe de Dan Bylsma pourrait être dans la course plus longtemps. Ce ne sont pas Chandler Stephenson ni Brandon Montour qui feront tourner la situation. Toutefois, un retour en force de Matt Beniers et les débuts de Shane Wright pourraient aider le Kraken à établir les bases d’un avenir prometteur.
7 équipes qui devraient reculer
Blue Jackets de Columbus
L’ombre du décès de Johnny Gaudreau risque de planer sur les Blue Jackets une bonne partie de la saison. Ses anciens coéquipiers auront beau vouloir se rallier pour lui faire honneur, son absence créera un immense vide tant sur la glace qu’à l’extérieur. Il ne serait pas surprenant que la formation de l’Ohio connaisse une pire saison que la dernière, même si elle avait terminé au 29e rang avec 66 points. Il faudra voir comment les jeunes Kent Johnston, Adam Fantilli et Kirill Marchenko répondront à leurs plus grandes responsabilités.
Blackhawks de Chicago
Oui, il y a Connor Bedard, mais c’est pas mal tout. Le jeune homme fera écarquiller encore bien des yeux et courir les foules. Cependant, comme l’an dernier, on est loin d’avoir ce qu’il faut chez les Blackhawks pour l’entourer adéquatement. Encore une fois, on a fait le plein de vétérans, sauf que Tyler Bertuzzi et Teuvo Teravainen sont des marqueurs d’à peine 20 buts. Au moins, Taylor Hall devrait jouer plus que 10 matchs. Et devant le filet... ouf! Petr Mrazek, Arvid Söderblom, Laurent Brossoit? On est loin d’Ed Belfour.
Islanders de New York
Patrick Roy a beau avoir fait patiner ses joueurs comme des fous, pendant le camp d’entraînement, pour s’assurer qu’ils seraient en forme, les Islanders demeurent une équipe vieillissante. Lou Lamoriello a fait l’acquisition d’Anthony Duclair (ses cheveux en moins) pour renforcer son attaque. Ça va aider un peu, mais ce n’est pas lui qui va remplir le filet adverse. Sur ce plan, Brock Nelson et Anders Lee ont quelque peu ralenti la saison dernière. Devant le filet, Ilya Sorokin et Semyon Varlamov demeurent des points d’interrogation.
Flames de Calgary
Les Flames sont sur la pente descendante depuis leur sublime saison de 111 points de 2021-2022. Ça se poursuivra cette année. À moins que Jonathan Huberdeau ne trouve la fontaine de jouvence. L’inconstance de Nazem Kadri inquiète chaque début de saison et il serait surprenant que Blake Coleman marque encore 30 buts (ce qu’il n’était jamais passé près de faire). Après le départ de Jacob Markström, les Flames devront s’en remettre à Dustin Wolf. Le jeune de 23 ans a été solide dans la Ligue américaine. Mais la LNH, c’est une autre bibitte.
Penguins de Pittsburgh
Les beaux jours sont bel et bien terminés à Pittsburgh. Même si Sidney Crosby a accepté de prolonger de deux ans son association avec l’équipe qui l’a sélectionné en 2005, l’équipe n’a plus la profondeur d’antan. Evgeni Malkin a ralenti. Kevin Hayes... vraiment? Les Penguins pourraient peut-être s’en sortir avec l’attaque massive, mais ils ont été atroces l’an dernier, avec un pourcentage de conversion de 15,3%. Il sera intéressant de voir comment Anthony Beauvillier se débrouillera dans ce nouvel environnement. Si Mike Sullivan le jumelle avec Crosby, ça pourrait remettre sa carrière sur les rails.
Capitals de Washington
Les Capitals se sont qualifiés pour les séries éliminatoires par la porte arrière. Chris Patrick a été actif au cours de l’été, mais on peut se demander si l’acquisition de Pierre-Luc Dubois (et de son contrat de 8,5 M$ pour chacune des sept prochaines saisons) ne lui sautera pas au visage comme ce fut le cas pour Rob Blake, son homologue des Kings. On va assurément suivre la chasse d’Alex Ovechkin. L’organisation s’est donné la mission d’aider son capitaine à devancer Wayne Gretzky au sommet des buteurs de l’histoire de la LNH.
Jets de Winnipeg
L’hiver dernier, les Jets ont égalé leur saison la plus victorieuse avec 52 gains. Ce sera difficile à répéter. Connor Hellebuyck a montré des signes de ralentissement pendant les séries éliminatoires. La formation manitobaine a perdu Sean Monahan, Tyler Toffoli et Brenden Dillon sur le marché des joueurs autonomes. Néanmoins, les Jets ne sont pas dépourvus de talent avec Kyle Connor, Mark Scheifele et Nikolaj Ehlers. La présence de Josh Morrissey à la ligne bleue est également rassurante. Reste à voir si Scott Arniel, le nouvel entraîneur-chef, saura faire lever tout ça.