Saison 2024-2025: les jeunes devront s’affirmer chez le Canadien


Marc de Foy
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Patrik Laine personnifiait l’espoir pour le Canadien et ses partisans. On disait que ses capacités offensives ne pouvaient qu’aider une attaque qui marquait des buts au compte-gouttes ces dernières années. Les plus optimistes rêvaient à une participation aux séries.
Mais l’espérance a fait place au désespoir depuis que Laine est tombé au combat. La malencontreuse blessure au genou gauche subie par l’attaquant finlandais remet tout en question. Il est devenu illusoire de croire que le Tricolore pourrait être du tournoi printanier en avril prochain.
C’est le retour à la case départ. Le Tricolore fait à nouveau face à l’inconnu et à l’adversité en cette troisième année de construction. Mais comme l’a dit Martin St-Louis cette semaine, la vie continue. Ses joueurs doivent tourner la page et ne pas se laisser importuner par l’absence de Laine. Il ne leur servira à rien de pleurer.
Ils devront aller de l’avant et se surpasser. La victoire est l’essence du sport.
À quoi peut-on s’attendre?
Idéalement, il faudrait que le Canadien conserve une fiche de ,500 pour montrer aux amateurs qu’il se dirige dans la bonne direction. Ça veut dire six points de plus par rapport à la saison dernière.
C’est réalisable pour autant que l’équipe remplisse certaines conditions.
Voyons lesquelles.
90 buts pour le trio de Suzuki
Plus que jamais, il appartiendra aux jeunes de s’imposer. Le Tricolore est devenu l’équipe des Nick Suzuki, Cole Caufield, Juraj Slafkovsky, Kirby Dach, Kaiden Guhle et Arber Xhejaj. On est en droit de s’attendre à une plus grande contribution du trio Slakovsky-Suzuki-Caufield.
Les trois ont totalisé 81 buts la saison dernière, à savoir 33 pour Suzuki, 28 pour Caufield et 20 pour Slafkovsky, qui a été promu au sein du premier trio en décembre. Une récolte de 90 buts se veut donc réalisable.

Maintenant, il faudra voir qui remplacera Laine aux côtés de Kirby Dach et Alex Newhook. Une chance s’offre à Josh Anderson, qui, avec un salaire annuel moyen de 5,5 millions, est payé comme un joueur de deuxième trio.
Saurait-il en profiter?
Ses statistiques sont davantage celles d’un joueur de troisième trio. Il a connu des saisons de 17, de 19, de 21 et de 9 buts à ses quatre premières campagnes à Montréal. Ça fait cher du but!
Une autre option serait que St-Louis démembre son premier trio dans le but de mieux équilibrer son groupe des six premiers attaquants.
Réduire le nombre de buts accordés
Jeff Gorton l’a dit d’entrée de jeu au tournoi de golf de l’équipe. Le Canadien devra accorder moins de buts à l’adversaire. À l’époque, le vice-président des opérations avait émis cette opinion lorsqu’appelé à dire ce que son équipe devait faire pour être de la course aux séries.
La donne demeure, peu importe les objectifs que le Canadien sera en mesure de poursuivre. Une amélioration de la défensive est primordiale.

Le Tricolore s’est classé 26e à ce chapitre, la saison dernière, avec une moyenne de buts alloués de 3,43 par match. Il s’agissait d’une légère amélioration par rapport à la saison précédente, alors que l’équipe avait terminé 28e avec une moyenne de 3,72.
Il reviendra autant aux attaquants qu’aux défenseurs et aux gardiens de faire en sorte que le nombre de buts alloués baisse.
Les gardiens devront exceller
Quand une équipe traverse une phase de renouvellement de son effectif, on a tendance à être moins sévère envers ses gardiens. Samuel Montembeault et Cayden Primeau se sont bien débrouillés dans l’ensemble l’an dernier. Mais ils devront élever leur jeu d’un autre cran et faire montre d’une plus grande stabilité.
Trop souvent, la saison dernière, ils ont été déjoués par des tirs faciles. Ça complique le travail de tout le monde.
Ce n’est jamais facile de jouer du hockey de rattrapage.
St-Louis fera-t-il démarrer l’attaque massive?
On n’insistera jamais assez sur l’importance des unités spéciales. Les entraîneurs ont l’habitude de dire qu’une moyenne globale de 100% pour l’attaque massive et les infériorités numériques est un indicatif positif dans le rendement d’une équipe.
Le Canadien a connu une progression de 88,8% à 95,9% la saison dernière. La progression devra se poursuivre.
À la suite du départ d’Alex Burrows, Martin St-Louis a décidé de prendre l’attaque massive sous sa responsabilité.
Pourquoi pas?
Il s’y connaît en la matière. Auteur de 101 buts en supériorité numérique au cours de sa carrière, il ne se gênait pas pour transmettre ses idées à John Tortorella quand il défendait les couleurs de Tampa Bay.
L’an dernier, l’attaque massive a conservé une moyenne d’efficacité de 17,5% pour le 27e rang dans la Ligue nationale de hockey. Il s’agissait d’une légère amélioration de 1,4% comparativement à la saison 2022-2023.
Une moyenne d’efficacité supérieure à 20% serait souhaitable pour faire avancer les choses.
La progression a été plus marquée pour ce qui est des infériorités numériques. De 72,7% qu’elle était il y a deux ans, le Tricolore a haussé sa moyenne d’efficacité à 76,5% la saison dernière, terminant aussi 27e à ce chapitre.