Sacré Gypsy King!

Réjean Tremblay
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Tyson Fury est iconoclaste. Il est mal engueulé, il sacre, il jure, il est macho, pesant, mais il est adorable.
Dimanche, il a loué un gros yacht à Miami et est allé faire une balade avec sa femme enceinte, ses enfants et toute son équipe. Puis, il a signé un contrat pour affronter Deontay Wilder le 24 juillet, à Las Vegas.
Il a traité l’autre de « pussy » et d’autres gentils mots à saveur sexuelle, il a dit qu’il le blesserait encore, qu’il l’écrabouillerait et il a fini avec un grand rire.
Quand Tyson Fury est venu à Laval encourager Billy Joe Saunders contre David Lemieux, il n’était pas encore champion du monde et il se remettait d’une cruelle dépression. Il avait tenté de se suicider et il priait Dieu chaque jour de venir le chercher. La vie faisait trop mal. Il avait perdu espoir.
Chaque mois, le Gypsy King enregistre une vidéo pour encourager ceux qui souffrent de maladie mentale. Il se rappelle la souffrance bien pire qu’un knock-out qu’il a endurée dans sa désintoxication et sa dépression profonde.
Il peut se permettre d’être drôle et vulgaire. Il frappe les grands et forts de la boxe et défend les plus faibles.
Robin des Bois qu’il s’appelait.