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Sa foi en Dieu l’aide à persévérer et il attire l’attention du Rouge et Or à son retour au jeu

Photo Roch Lambert
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2025-01-14T20:38:00Z

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Totalement sous le radar des équipes universitaires en raison d’opérations aux genoux qui l’ont gardé sur la touche pendant deux saisons, le demi défensif Rolle Ruben Payep Tchana aurait eu toutes les raisons d’avoir le moral dans les talons, mais sa grande foi en Dieu lui a permis de garder espoir en un avenir meilleur.

Cet avenir meilleur est arrivé cet automne. En santé, Payep Tchana a finalement pu effectuer ses débuts sur la scène collégiale et il s’est avéré une pièce importante de l’unité défensive du Campus Notre-Dame-de-Foy (CNDF). Ses performances lui ont permis d’attirer l’attention des formations universitaires.

Photo Roch Lambert
Photo Roch Lambert

«Plusieurs personnes me demandaient pourquoi je n’abandonnais pas le football, a-t-il raconté. Si tu abandonnes une fois, tu vas abandonner plusieurs fois par la suite.»

«J’ai toujours crû au plan que Dieu avait pour moi, de poursuivre Payep Tchana. Je n’avais pas le contrôle et je lui ai fait confiance. J’ai travaillé sur ma réhabilitation et dans mes livres en me disant que je n’aurais pas de regrets. J’ai continué de persévérer et j’ai prié beaucoup. Si je n’avais pas reçu d’offres universitaires, cela aurait été mon destin.»

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Une belle histoire

Entraîneur-chef du CNDF depuis 20 ans, Marc-André Dion en a vu des jeunes, mais l’histoire du demi défensif compte parmi les plus belles à ses yeux. «Il est facilement dans le top 5 des plus belles histoires, a-t-il affirmé. Sa persévérance et son engagement sont remarquables. On n’a vu que la pointe de l’iceberg. Il va jouer son meilleur football au prochain niveau. Il combine les aspects athlétique et physique.»

Adepte du basketball, Payep Tchana a découvert le football en 5e secondaire à l’invitation de l’entraîneur Nicolas Laroche, qui dirige les Vikings de l’école secondaire Les Etchemins.

«Il m’a vu au basket et il croyait que j’avais les aptitudes pour jouer au football. Je trouvais que c’était un sport où il y avait beaucoup de contacts et je voulais me retrouver à une position où je ne serais pas frapper. Je me suis retrouvé comme demi défensif et j’ai eu du plaisir dès mon premier match. J’aime défendre et la tactique plus que courir ou attraper le ballon. Je n’ai aucun regret d’avoir arrêté le basket.»

Il commence à zéro

Dion se souvient du premier hiver du jeune homme au CNDF. «Quand on discutait ensemble, je ne lui parlais pas de systèmes de jeu, mais je lui expliquais les règles. Il a été bien encadré par Pascal Masson, qui est l’un des meilleurs entraîneurs de position. Rolle est un pur athlète qui est devenu l’un des meilleurs demis défensifs du circuit. Il aurait dû être élu sur l’équipe d’étoiles. En raison de sa force et de sa vitesse, il est déjà prêt pour les tests d’évaluation de la LCF.»

Ses performances ont attiré l’attention du Rouge et Or de l’Université Laval et des Redbirds de McGill. Le futur étudiant en administration des affaires a opté pour les champions de la Coupe Vanier.

«Après deux saisons à l’écart en raison de mes ménisques, j’ai participé à des camps cet été aux États-Unis, a-t-il raconté. J’ai réussi un chrono de 4 s 46 au 40 verges et ce résultat m’a donné confiance. Le Maine m’offrait une demi-bourse d’études, mais j’ai préféré demeurer près de ma famille et opter pour une équipe qui me voulait beaucoup. Mes entraîneurs au CNDF ont tous passé par Laval et ils ont connu du succès par la suite.»

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