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Ryan Leonard, la petite peste que le CH hésitait à prendre à la place de David Reinbacher

Photo AFP
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2025-01-03T05:00:00Z

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OTTAWA | La saison que connaît Matvei Michkov avec les Flyers de Philadelphie a relancé le débat à savoir si le Canadien aurait dû le sélectionner à la place de David Reinbacher en 2023. Mais on oublie un autre nom, un joueur qui, selon ce qu’on entend, attirait la direction du Canadien de Montréal beaucoup plus que celui de Michkov: le fougueux américain Ryan Leonard.

Le but ici n’est pas de comparer Leonard à Reinbacher, mais plutôt de rappeler que même si le CH n’avait pas opté pour le défenseur droitier au cinquième rang au total, il n’y aurait pas un no 39 russe présentement avec le Canadien.

À tort ou à raison.

Comme les frères Tkachuk

Durant son année de repêchage, Leonard s’est attiré des comparaisons avec certaines des plus grandes pestes de la LNH, à commencer par les frères Brady et Matthew Tkachuk. Kent Hughes, lui-même, lors du traditionnel Combine de la LNH en juin 2023, avait fait le rapprochement entre l’attaquant américain et les deux enfants terribles de Keith Tkachuk.

Mardi, face au Canada, on en a eu un autre exemple. Dans un match physique et intense, Leonard a été de tous les combats, dérangeant l’adversaire et étant constamment devant le filet afin de gêner le travail de Carter George.

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Un match qui cadrait parfaitement dans son style et qui faisait de lui un espoir si attrayant en 2023.

Puis ce fut encore le cas, jeudi, lors du match de quarts de finale contre la Suisse. Constamment impliqué dans le jeu, il a terminé avec deux buts et une coupure au nez après avoir reçu une rondelle au visage.

«Il amène les joueurs dans la bataille avec lui grâce à son émotion et son énergie. Il est notre capitaine pour une raison», l’a complimenté l’entraîneur-chef des Américains, David Carle.

«C’est un dur, d’ajouter son compagnon de trio Gabriel Perreault. Il est de tous les combats et il n’a peur de personne.»

Ennemi public no 1

Comme les frères Tkachuk, Leonard navigue sur la mince ligne qui sépare l’intensité de l’indiscipline. En toute fin de deuxième période mardi, il a laissé les émotions prendre le dessus et pris une pénalité coûteuse qui a permis au Canada de créer l’égalité en début de troisième manche.

Mais il a fait amende honorable par la suite en étant de nouveau de tous les combats, inscrivant le quatrième but des siens dans un filet désert.

«J’adore les matchs physiques. C’est vraiment dans ces moments que j’ai le plus de plaisir à jouer au hockey. De jouer devant un aréna rempli, en étant l’équipe adverse, tu peux vraiment les faire taire. De les voir quitter l’aréna à la fin et de réaliser ce que tu viens d’accomplir, c’est un sentiment spécial.»

Puis, jeudi, il a été nommé joueur du match pour les États-Unis, et la foule n’a pas hésité à le huer avec passion, alors qu’il s’avançait pour recevoir son prix.

«J’ai aimé ça, ça m’a fait sourire. C’était super», a-t-il lancé, le sourire aux lèvres.

Et on est pas mal certain qu’il le pensait pour vrai.

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