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Rumeur du retrait de Trump de l’ACEUM: «Ce serait un suicide politique pour lui»

Agence QMI

2026-02-12T14:17:34Z

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Alors que la presse canadienne-anglaise fait état des intentions présumées du président américain Donald Trump de se retirer de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), une ancienne ambassadrice du Canada estime qu’une telle décision constituerait un «suicide politique» pour lui.

«Ça serait un suicide politique pour lui de se retirer de l’ACEUM aujourd’hui. [...] Il faut rester confiant, mais méfiant», affirme Louise Blais, ancienne ambassadrice du Canada auprès des Nations Unies et ancienne consule générale à Atlanta, lors d’une entrevue accordée jeudi à QUB radio et télé, diffusée au 99,5 FM à Montréal.

Selon elle, cette information aurait été délibérément divulguée par une source de la Maison-Blanche dans le but de tester les réactions des Américains.

«Ce n’est pas la méthode de Donald Trump», précise-t-elle au micro de Mario Dumont. «Donald Trump, quand il a quelque chose dans la tête, il le dit.»

L’ancienne diplomate rappelle que l’ACEUM exige un préavis de six mois pour tout retrait.

«S’il avait voulu se retirer de l’ACEUM, c’est six mois de préavis qu’il doit donner selon l’entente, il en aurait fait une pierre angulaire de sa politique commerciale et on aurait su ça l’année dernière.»

• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Benoit Dutrizac, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

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Elle note que malgré les tarifs douaniers imposés par Washington, Trump «a maintenu la vaste majorité de l’ACEUM et tout ce qui est compatible», à l’exception de secteurs affectés mondialement comme l’acier et l’aluminium.

Pour Mme Blais, cette rumeur s’inscrit davantage dans une tactique de négociation. «Je pense que ça fait partie de leur stratégie de vouloir nous ébranler juste avant le début des négociations.»

«Le moment où il annoncerait son retrait, le dommage serait fait», poursuit-elle. «Ça affecterait à travers le monde la cote du Canada, les investissements au Canada, ça ébranlerait les acheteurs américains de nos produits.»

À l’approche des négociations, qui auraient déjà débuté entre les États-Unis et le Mexique, Louise Blais avertit que le Canada ne jouit pas d’une position optimale.

«Il faut être prêt à ça. Il faut rester calme, il ne faut pas mordre à l’hameçon», recommande-t-elle.

«Ce n’est pas exclu qu’il va nous laisser dans l’incertitude», ajoute-t-elle. «Il va nous garder sur le qui-vive constamment.»

Écoutez l’entrevue complète avec Louise Blais dans la vidéo ci-dessus.

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