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Rouge et Or: Vincent Delisle a appris à l’école des Alouettes

Après avoir été sélectionné par les Alouettes de Montréal au repêchage de mai, Vincent Delisle obtient une première occasion de jouer comme partant dans la tertiaire du Rouge et Or.
Après avoir été sélectionné par les Alouettes de Montréal au repêchage de mai, Vincent Delisle obtient une première occasion de jouer comme partant dans la tertiaire du Rouge et Or. Photo STEVENS LEBLANC
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2024-08-18T23:00:00Z

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Le maraudeur du Rouge et Or Vincent Delisle a patienté longtemps, mais il aura enfin l’occasion de jouer comme partant cette saison. Un rôle qui tombe à point pour celui qui estime avoir garni son bagage d’un riche apprentissage au camp d’entraînement des Alouettes, ce printemps.

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«C’était vraiment cool. C’était un rêve de petit gars pour moi. Quand je suis arrivé, bien honnêtement, j’étais flabbergasté! Je voyais les joueurs et j’essayais de réaliser que moi aussi, j’étais vraiment rendu là», a raconté Delisle après la victoire du Rouge et Or au compte de 25 à 3, samedi, lors d’un match préparatoire face aux Gaiters de Bishop’s.

Difficile, en effet, de trouver mieux comme plate-forme d’apprentissage. Pendant le camp, Delisle a appris énormément en côtoyant le maraudeur vedette et abonné aux gros jeux des Alouettes, Marc-Antoine Dequoy.

«Ça m’a permis de m’améliorer dans mon jeu et c’était une belle expérience sur toute la ligne. Marc-Antoine a été un très bon mentor pour moi, surtout pour comprendre mieux l’offensive et trouver des façons d’attaquer pour aller faire le gros jeu. Il est tout le temps proche du ballon et il n’y a pas mieux que lui», a encensé Delisle.

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Un acte de foi

Maintenant qu’il revient avec le Rouge et Or, Delisle s’attend à vivre une saison unique. Après trois campagnes à voir du terrain seulement sur les unités spéciales et sur quelques formations défensives, voilà qu’il obtient sa chance comme partant.

Les Alouettes ont vu quelque chose de particulier en lui pour en faire la toute dernière sélection du repêchage, au 74e rang, en huitième ronde, sans l’avoir vu jouer régulièrement.

«Ils aimaient bien ce que je faisais sur les unités spéciales et c’est souvent de cette façon qu’on rentre dans la Ligue canadienne. Ils aiment aussi le fait que je sois grand et athlétique.

«C’était le plan à la base que je retourne ici. Les Alouettes voulaient vraiment me renvoyer à l’école pour que j’aie l’occasion de jouer comme partant pour ensuite me ramener l’an prochain. Ça me fait apprécier mes derniers moments ici avant que le football devienne une business», a expliqué Delisle.

Patience récompensée

Le cas de Delisle est donc l’ultime leçon de patience récompensée. Comme bien d’autres étudiants-athlètes qui se joignent au Rouge et Or bourré de talent, il faut parfois savoir prendre son mal en patience et ne jamais douter.

«Il y a toujours eu de bons gars devant moi, mais j’ai tout le temps continué de penser que j’avais le potentiel de jouer. J’ai toujours cru en mon talent et en sortant du cégep, j’étais parmi les gars les plus recrutés. J’ai finalement l’occasion de dire que cette année, c’est mon année.»

Le Rouge et Or amorce sa saison samedi soir prochain, face aux Stingers, à Concordia.

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