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Rouge et Or : «une journée à la fois»

Philippe Asselin

2022-08-13T23:13:27Z

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Il est toujours difficile de ne pas se projeter dans l’avenir, mais c’est la grande mission que se donne le Rouge et Or de l’Université Laval à l’aube de sa saison 2022.

Alors que les camps d’entraînement s’ouvrent officiellement dans le Réseau du sport étudiant du Québec, il est également ardu de ne pas s’imaginer déjà en novembre prochain pour une finale de la coupe Dunsmore entre le club de Québec et les Carabins de l’Université de Montréal, comme ce fut le cas lors des huit dernières campagnes.

«C’est très difficile de faire ça, mais le message de nos entraîneurs est d’y aller un match à la fois», a indiqué Nicolas Guay samedi, après le premier exercice des siens dans le cadre du camp.

«D’année en année, il y a de plus en plus de parité dans notre ligue, a poursuivi le joueur de ligne offensive. Ce n’est plus seulement Laval contre Montréal. Nous avons cinq bonnes équipes, qui peuvent toutes aspirer aux grands honneurs.»

Il ne faut pas regarder bien loin en arrière pour comprendre cette nouvelle réalité chez le Rouge et Or. En 2021, le club de l’entraîneur-chef Glen Constantin a notamment subi la première défaite de son histoire contre le Vert & Or de l’Université Sherbrooke.

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Un réveil

C’est cette défaite, ainsi que les trois revers – en comptant les éliminatoires – contre l’UdeM, qui sert de motivation dans les rangs du Rouge et Or.

«L’an dernier, nous avions une cohorte d’environ 50 joueurs de première année en raison de la saison annulée en 2020. Ce qu’ils voyaient, c’est du 45 à 0 contre les autres équipes et une finale de la coupe Dunsmore contre les Carabins», a raconté Guay, en ajoutant que le rôle des vétérans comme lui était de ramener sur le droit chemin les jeunes loups.

«Nous n’avons pas connu une saison à la hauteur de nos standards. Je crois que cela a réveillé tout le monde et que la mentalité d’y aller une journée à la fois est bien implantée cette année.»

«Quand tu ne gagnes pas, tout le monde travaille plus fort pendant la saison morte.»

Une roue qui tourne

Guay, qui disputera une cinquième campagne universitaire en 2022, jouera de nouveau un rôle central sur la ligne à l’attaque, mais aussi dans le vestiaire du Rouge et Or.

L’étudiant en génie civil a partagé une vision assez altruiste de ce qu’il considère être du bon leadership.

«Un bon vétéran, c’est quelqu’un qui va aider les jeunes. À Laval, c’est ça notre philosophie. Nous aimons ça, la compétition, et elle nous rend meilleurs. Mais quand les jeunes arrivent, nous ne les laissons pas seuls à eux-mêmes. Nous leur montrons ce qu’il faut faire, presque jusqu’à vouloir qu’ils réussissent à nous voler notre poste.»

De son côté, Constantin a louangé le boulot de ses joueurs expérimentés à ce chapitre.

«Nous pensons plus à la victoire collective qu’aux performances individuelles et c’est beau à voir. Nos vétérans coachent autant que nous. Ils veulent que les jeunes arrivent au plus haut niveau possible rapidement», a affirmé le pilote du Rouge et Or.

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