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Rouge et Or: une acquisition de taille pour le programme de basketball féminin

Photo Rouge et Or Hugo Goupel
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-11-05T23:02:11Z

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Misant déjà sur un alignement redoutable, le Rouge et Or de l’Université Laval pourra compter sur un transfert de la NCAA dans son arsenal déjà bien garni.

Après quatre saisons avec les Bulldogs de Butler dans la Conférence du Big East qui compte notamment dans ses rangs les Huskies de UConn, une puissance chaque année, Rosemarie Dumont a décidé de rentrer à la maison.

«Mes deux premières saisons ont été difficiles avec la COVID-19, a raconté l’ailière de 6 pi 1 po. À deux reprises, j’ai passé de huit à dix mois sans voir ma famille. Les étudiants internationaux ne pouvaient pas vraiment voyager par crainte qu’on ne puisse pas retourner aux États-Unis.»

L’ancienne des Dynamiques de Sainte-Foy a passé quelques Noëls chez nos voisins du Sud. «Les congés étaient très courts et ça ne valait pas le coup de revenir, a-t-elle expliqué. Des filles m’invitaient chez elles pour que je ne sois pas seule. Je parle encore à mes anciennes coéquipières à tous les jours.»

Dumont n’a pas hésité sur sa destination quand elle a décidé de quitter Butler. «En optant pour Laval, je retrouve ma famille, je me joins à une équipe super forte où je retrouve plusieurs anciennes coéquipières [Sabrine Khelifi, Léa-Sophie Verret et Frédérique Beauchemin-Blais] et je pourrai terminer ma maîtrise en administration des affaires.»

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Comme c’est devenu une grande mode dans la NCAA et dans tous les sports, Dumont aurait pu s’inscrire sur le portail de transferts, mais elle a jugé que cette option ne valait pas le coup.

«Parce que j’avais peu joué et que je n’avais pas de bonnes statistiques, l’intérêt n’était pas grand au sein d’une bonne conférence, a-t-elle souligné. J’aurais pu choisir une conférence moins forte, mais je risquais de me retrouver dans une école moins forte sur le plan académique. Je ne savais pas à quoi m’attendre et il était de loin préférable de revenir à Québec. Guillaume [Giroux] fait un travail phénoménal avec le Rouge et Or et je savais à quoi m’attendre.»

Superbe expérience

Si elle n’a pas obtenu le temps de jeu souhaité et que la COVID-19 a compliqué les choses, Dumont a adoré son expérience dans la NCAA. «J’ai vraiment, vraiment, vraiment aimé mon expérience, a-t-elle mentionné. J’avais une bourse d’études qui couvrait tout et les entraîneurs étaient super avec tout le monde. Peu importe le temps de jeu, toutes les filles étaient bien traitées.»

Elle a aussi bien aimé tout ce qui entoure le quotidien d’une équipe de la NCAA de première division et la vie à Indianapolis. «On voyageait toujours en vol nolisé, on logeait dans les beaux hôtels et mangeait dans les bons restaurants. J’étais aussi impliquée dans la communauté et j’ai fait un stage dans une entreprise détenue par une ancienne joueuse étoile de la WNBA où j’ai réussi à améliorer la chaîne d’approvisionnement.»

Si Dumont est heureuse de rentrer au bercail, Guillaume Giroux est content de l’accueillir. «Rosemarie va contribuer au rebond et en offensive, a indiqué l’entraîneur-chef du Rouge et Or. Elle s’entraînait parfois avec nous quand elle revenait à Québec pendant l’été. Elle a joué avec toutes les filles de Sainte-Foy.»

Comment se passent ses premiers pas avec sa nouvelle équipe? «Le rythme à l’entraînement est très bon et nos gardes n’ont rien à envier à celles de Butler. J’ai été opérée à un ménisque en avril et je dois m’adapter.»

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