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Rouge et Or: un vétéran prend les bouchées doubles pour renverser la vapeur

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2025-08-27T22:03:09Z

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Après une campagne 2024 difficile et une période de questionnement, un vétéran du Rouge et Or de l’Université Laval a pris du coffre pendant la saison morte dans l’espoir de renverser la vapeur à sa troisième année universitaire.

Joueur étoile dans les rangs collégiaux en 2022 avec les Phénix d’André-Grasset, l’ailier défensif Jacob Jinchereau n’a pas connu le départ souhaité dans les rangs universitaires. Une opération à une épaule a hypothéqué sa première saison et l’an dernier il n’a disputé que cinq parties et enregistré 1,5 plaqué.

«Ce fut difficile l’an dernier et mon jeu n’était pas au niveau que je souhaitais, a raconté Jinchereau qui a pris une dizaine de livres et de la masse musculaire. Les recrues (Loïc Brodeur et Nathan Charron) ont fait un bon travail tout comme le vétéran William Quenneville.»

Jinchereau ne cache pas qu’il s’est posé des questions au terme de la dernière saison. «Je suis un gars de Montréal qui est loin de sa famille et il y a eu une période de remise en question, a-t-il confié. La dernière saison a été une claque au visage. Je me suis questionné si j’allais abandonner, mais je n’étais pas prêt à quitter. J’ai obtenu le soutien de ma famille et j’ai pris les mesures pour qu’une telle saison ne se reproduise plus.»

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«J’ai travaillé fort dans le gymnase et j’ai haussé mon poids à 235 livres, de poursuivre l’étudiant au certificat en entrepreneuriat et gestion des PME. J’ai pris du poids et de la masse musculaire. Je me sens plus fort. J’ai plus de coffre et ça va m’aider pour arrêter la course. Je suis de retour dans un bon état d’esprit et le couteau entre les dents. Avec tous les efforts que j’ai mis, il n’y a pas de raison que ça ne paye pas.»

Nul doute qu’en l’absence de Loïc Brodeur pour des raisons scolaires et la blessure d’Étienne Savard dont la saison est terminée, l’éclosion de Jinchereau serait la bienvenue au sein d’une ligne défensive pas très nombreuse.

Le patron satisfait de la progression

Responsable de la ligne défensive, l’entraîneur-chef Glen Constantin a constaté des différences importantes. «Il démontre plus de hargne et il est plus physique. Il a progressé et il est de retour dans la bataille pour un poste de partant. Nathan a connu un bon camp, mais la lutte s’est resserrée avec Jacob.»

Un poste de partant dans la mire

À sa dernière saison, Enzo Pepe Esposito veut lui aussi s’imposer. L’absence de Brodeur lui ouvre grand la porte. «Il n’y a aucun doute que je suis capable d’être partant, a-t-il affirmé. On veut le meilleur pour nos chums, mais l’absence de Loïc m’ouvre vraiment la porte. Avec l’expérience, je connais très bien mon cahier de jeux et je suis plus calme.»

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

L’an dernier, Esposito a obtenu quelques départs en début de saison, mais une blessure à un pouce et l’émergence de Brodeur l’ont relégué dans un rôle de réserviste.

En uniforme en fin de saison l’an dernier à sa saison recrue, Meekael Désir aura aussi l’occasion de démontrer son savoir-faire. «C’est l’opportunité de sa vie pour Enzo de mériter un poste de partant», a résumé Constantin.

Un gros bonhomme qui peut bouger

À 310 livres, Yoann Miangue n’est pas le prototype d’un ailier défensif encore moins au football canadien, mais le Français d’origine possède la vitesse et l’agilité pour évoluer à cette position si nécessaire.

Photo Stevens LeBlanc
Photo Stevens LeBlanc

«Je suis un gros bonhomme qui bouge bien, a-t-il souligné avec le sourire. J’ai joué en Europe comme ailier et à ma première année à Laval. Je suis 100 pour cent à l’aise. C’est différent, mais j’aime la variété et relever un nouveau défi.»

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