Rouge et Or: un rôle plus important pour un joueur qui a profité de son opportunité pour sortir de l’ombre


Richard Boutin
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Dans l’ombre à ses deux premières saisons avec le Rouge et Or de l’Université Laval où il occupait un rôle plus discret, Billy Jonas Pernier a fait ses débuts comme retourneur l’an dernier et il a saisi l’opportunité en inscrivant son premier touché en carrière pour se retrouver sous les projecteurs.
Utilisé uniquement sur les retours de botté d’envoi, rôle où il a marqué son touché face aux Redbirds de McGill le 20 octobre, Pernier prendra du galon cette année et effectuera également les retours sur les bottés d’engagement.
Il a eu droit à son test face aux Gaiters de Bishop’s en match présaison. «Mathieu (Bertrand) voulait me voir et j’ai démontré que j’avais ma place, a-t-il raconté. Il m’a sorti après un retour. J’ai montré que je pouvais bouger et pas seulement courir en ligne droite comme c’est le cas sur les retours de botté d’envoi.»

«J’aime la pression que l’on retrouve sur les retours de dégagement, de poursuivre l’ancien des Filons de Thetford Mines. Tout le monde arrive et il y a moins d’espace. Tu as davantage l’occasion de démontrer tes habiletés en esquivant ceux qui veulent te plaquer. Ça ajoute du piquant. Contrairement à l’Europe, le cinq verges d’immunité enlève de la pression.»
Il veut le ballon en partant
Dès le premier jeu du match contre Bishop’s, Pernier a ramené l’objet dans la zone des buts des Mauves pour un touché. «J’espère vraiment que nous allons avoir le ballon en partant, a-t-il lancé. Quand tu réussis un gros jeu dès le départ, ça réveille tout le monde.»
Le Rouge et Or s’était sauvé avec la victoire face à McGill en octobre dernier en tirant profit de quelques gros jeux sur les unités spéciales. À leur premier match contre Sherbrooke, McGill a de nouveau éprouvé des difficultés alors que trois bottés ont été bloqués.
Est-ce que le Rouge et Or pourra de nouveau exploiter cette facette très importante du jeu? «Sherbrooke possède des unités spéciales très intenses et ce fut l’une de leurs forces au cours des dernières années, a mentionné Bertrand. McGill a commis quelques erreurs dans ce premier match, mais je prévois qu’ils vont mieux performer contre nous. Nos gars ont le couteau entre les dents, ont faim et ils veulent faire la différence.»
Si les erreurs contre Sherbrooke n’ont pas eu une incidence sur le résultat final, Alex Surprenant est parfaitement conscient que ses ouailles doivent offrir une meilleure prestation. «En raison de notre avance, de 38-8, il y a eu un relâchement qui n’est pas acceptable, a souligné l’entraîneur-chef des Redbirds. Les problèmes sur les unités spéciales ne datent pas hier et il aurait fallu être naïf de penser qu’on aurait été en mesure de tout corriger dès le premier match.»
«Dans le passé, les joueurs accordaient moins d’importance aux unités spéciales, d’ajouter Surprenant. Pour plusieurs, c’est une façon de percer l’alignement et ils doivent apprécier ce travail.»