Tous les résultats
Publicité

Rouge et Or-Stingers: «Jouer sur les talons serait la pire erreur qu’on puisse faire»

Photo DIDIER DEBUSSCHERE
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-11-01T20:33:41Z

Partager

Deux jeux truqués ont mené le Rouge et Or de l’Université Laval sur le bord du précipice l’an dernier en demi-finale et Mathieu Bertrand est bien conscient que les Stingers de Concordia sortiront de nouveau quelques lapins de leur chapeau pour causer la surprise, samedi au PEPS, alors que les deux équipes croisent le fer pour une cinquième année consécutive en lever de rideau des éliminatoires.

Le coordonnateur des unités spéciales du Rouge et Or n’a pas l’intention de se croiser les bras en attendant de voir ce que ses rivaux ont mijoté. «Jouer sur les talons serait la pire erreur qu’on puisse faire, a prévenu Bertrand. On ne peut pas être passif. On doit jouer de façon agressive.»

Avec le receveur Ezechiel Tieide en vedette, les Stingers avaient réussi avec brio deux jeux truqués sur des feintes de botté de dégagement. Ils avaient effacé un déficit de 14 points au quatrième quart avant de s’incliner en deuxième prolongation par la marque de 34-27.

La bonne nouvelle pour le Rouge et Or, c’est que Tieide joue maintenant dans la Ligue canadienne de football (LCF) avec les Lions de la Colombie-Britannique. «Il était fatigant, a reconnu Bertrand. Il pouvait courir et lançait bien le ballon. Le premier jeu truqué avait été exécuté à la perfection. Notre défensive était sur le terrain et il n’y avait rien à faire. On savait que ça s’en venait, mais crédit à Concordia.»

Publicité
«On se prépare pour tous les scénarios»

Bertrand ne s’attend à rien de moins encore cette année. «On se prépare pour tous les scénarios, a-t-il affirmé. On reste aux aguets. Nous aussi, on pourrait miser sur des surprises. Concordia mise sur des jeux truqués depuis quelques années déjà. Ils n’ont rien à perdre et peuvent essayer plein de choses. C’est toujours des duels excitants contre eux sur les unités spéciales. On va perdre des batailles, mais il faudra en gagner plus.»

De son côté, Brad Collinson considère que toutes les équipes misent sur ces stratégies. «Tout le monde a des jeux truqués et nous ne sommes pas les seuls, a souligné l’entraîneur-chef des Stingers. Le moment doit être bien choisi. J’en ai vu plus souvent cette année. Chapeau aux coordonnateurs des unités spéciales du RSEQ qui sont créatifs.»

Absent important

Blessé lors du dernier match à Sherbrooke, Guillaume Cauchon ne sera pas en uniforme. Deuxième receveur le plus sollicité cette saison après Olivier Cool, il s’acquittait aussi des retours de dégagement. «Guillaume avait pris son rythme au cours des dernières parties, a souligné Bertrand. Les gars avaient confiance en lui et ouvraient des brèches.»

Face au Vert & Or, le demi défensif Benjamin Nadon a pris la relève quand Cauchon est tombé au combat. Ça sera encore le cas pour le début des éliminatoires. Le Rouge et Or pourra aussi compter sur le retour au jeu d’Alex Duff, qui faisait bien comme retourneur en début de saison avant de se blesser à une cheville.

Bataille des botteurs

Bertrand est certain que Felipe Forteza sera à la hauteur même s’il a connu une saison en dents de scie. Les Stingers misent sur Eric Maximuik, qui est solide dans les trois bottés.

«Felipe a connu un bon match à Sherbrooke et ce retour aux sources sur le gazon naturel lui a fait du bien. Il a bien fait sur les bottés d’envoi et de dégagement en plus de réussir deux placements. Il en a raté un de peu avec un vent de face.»

Les Stingers profitent-ils d’un avantage? «Eric est l’un des meilleurs au pays et nous sommes vraiment chanceux de miser sur lui, a indiqué Collinson. Il est capable de changer le positionnement de terrain. Le botteur de Laval est talentueux et il a réussi de gros bottés quand c’était le temps.»

Publicité
Publicité