Rouge et Or: retour d’un guerrier qui n’hésite pas à sacrifier son corps pour le bien de l’équipe


Richard Boutin
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Guerrier des unités spéciales, Antoine Guay-Tanguay a joué la deuxième moitié de saison et les éliminatoires mal en point, mais il n’a pas raté un jeu.
«Le désir de jouer et de gagner était plus gros que la douleur», a résumé le secondeur intérieur.
Sa condition était suffisamment sérieuse pour qu’il rate tout le camp d’entraînement sauf les deux dernières pratiques et le premier match de la saison contre McGill. Il a retrouvé son poste dans l’alignement, dimanche dernier, face à Sherbrooke. Il était évidemment à l’écart pendant les camps de mars et de mai.
«Après la Coupe Vanier, je croyais que je souffrais seulement de petits bobos, mais c’était pas mal plus gros, a-t-il raconté. J’étais blessé à un genou et aux hanches. Mes problèmes ont débuté en milieu de saison, mais j’ai pu jouer toutes les parties avec des traitements de physiothérapie et des bains de glace.»
Le Beauceron aurait pu passer sous le bistouri pendant la saison morte, mais il a opté pour une autre option de concert avec l’équipe médicale. «Des injections riches en plasma au genou m’ont permis de prendre du mieux, a-t-il expliqué. J’ai beaucoup moins de douleur, mais elle n’est pas partie à 100 pour cent. La douleur est tolérable et ne nuit pas à mon jeu. Je pense être capable de jouer toute la saison. Il se peut qu’il y ait des hauts et des bas et que je doive diminuer le volume à l’occasion, mais je pense jouer toutes les parties.»
«La décision n’est pas prise à 100 pour cent, mais c’est possible que je sois opéré après la saison, d’ajouter le joueur de troisième saison qui n’a pas été habillé à sa première campagne. Une chose est certaine, il faudra que je sois opéré avant la fin de mon parcours universitaire.»
«Comme aller en vélo»
Comment s’est passé son retour au jeu? «J’étais rouillé un peu au départ, mais tout est rentré dans l’ordre après quelques jeux et un premier contact. C’est comme aller en vélo. Ça ne se perd pas. Je suis content de ne pas avoir perdu de force et de vitesse.»
Si le retour de l’ancien de l’Académie Clearwater s’est bien passé, les unités spéciales ont écopé de plusieurs punitions, ce qui n’a pas fait le bonheur de l’entraîneur Glen Constantin. De longs retours ont été rappelés.
«On a beaucoup de points à améliorer, a-t-il reconnu, mais je ne suis pas inquiet. Il faut revenir à la base en utilisant les bonnes techniques. La discipline est l’aspect le plus important sur les unités spéciales. Ça va se régler avec le travail.»