Rouge et Or: le défi de rester humbles

Philippe Asselin
Partager
Les champions en titre de la coupe Vanier sont – et de loin – les favoris pour répéter l’exploit en 2025.
L’objectif du Rouge et Or de l’Université Laval est encore une fois de terminer l’année en soulevant le prestigieux trophée.
Dans l’histoire, c’est arrivé cinq fois, que la même formation de football universitaire ait remporté deux fois de suite le championnat national, et le club de Québec l’a fait à deux reprises (2004-2005, 2012-2013).
Les autres sont les Bisons de l’Université du Manitoba (1969-1970), les Mustangs de l’Université Western (1976-1977) et les Huskies de l’Université Saint Mary’s (2001-2002).
Le Rouge et Or compte sur un impressionnant contingent de vétérans, puisqu’environ 95% de ses partants en 2024 seront encore en poste.
«Avec le nombre de retours que nous avons, notre défi sera de rester humbles», laisse tomber l’entraîneur-chef Glen Constantin.
«Nous devons continuer de travailler fort et de ne pas nous laisser distraire par le bruit extérieur. Je ne veux pas que nous amorcions la saison en mode défense de quelque chose. Quand tu défends, tu repousses certaines choses. Je veux que nous allions de l’avant.»

«Nous n’allons pas défendre notre titre, mais plutôt aller en chercher un autre», insiste l’homme qui compte 12 bagues des champions de la coupe Vanier dans sa collection.
Pas d’arrogance
Constantin, il en a vu d’autres. L’homme de 60 ans amorce sa 25e saison à titre de pilote du prestigieux programme de football de l’Université Laval.
L’excellence peut parfois être confondue avec l’arrogance.
«Nous avons établi un standard chez nous. Le noyau de joueurs que nous avons dans cette édition me permet de penser que nous pouvons aspirer aux grands honneurs. Mais pour ça, nous allons devoir y mettre les efforts.»
Elle est là, la différence, parce que malgré les succès répétés, le travail constant demeure.
Pour le plaisir
Parmi les retours chez le Rouge et Or, le quart-arrière Arnaud Desjardins disputera une cinquième saison. Il a été ignoré au dernier repêchage de la Ligue canadienne et a donc décidé d’envoyer aux oubliettes la possibilité de jouer chez les pros.
Le jeune homme sait qu’il s’agit de son dernier tour de piste dans le football à titre de joueur. Avec la seule pression d’avoir du plaisir et de savourer le moment, qui sait quel genre de dommages le joueur universitaire par excellence au Québec en 2024 pourra faire?