Rory McIlroy en amour avec le Canada
McIlroy participe pour la quatrième fois à l’Omnium canadien cette semaine


François-David Rouleau
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HAMILTON | De retour là où il a dominé en 2019, Rory McIlroy est littéralement tombé en amour avec le Canada à ses trois passages au nord de la frontière américaine. Le chaleureux accueil, l’atmosphère, la valeur et la signification d’un championnat national l’incitent à encercler l’Omnium canadien à son calendrier depuis cinq ans.
Et ce, même si le tournoi est coincé entre des évènements signatures et des championnats du Grand Chelem depuis la sortie de la pandémie en 2022.
«J’ai tellement de bons souvenirs de ma première présence ici en 2019. L’endroit était électrique. Les Raptors se dirigeaient vers le championnat de la NBA, se souvient-il. J’étais soufflé par l’enthousiasme des spectateurs sur le parcours. C’était incroyable. Mon histoire d’amour a commencé à ce moment.»

Six titres
Le Nord-Irlandais de 35 ans se fait aussi un devoir de participer aux grands championnats nationaux à travers le monde depuis le début de sa carrière.
Il compte sept titres à six d’entre eux: l’Omnium d’Écosse (2023), l’Omnium canadien (2019, 2022), l’Omnium d’Irlande (2016), l’Omnium britannique (2014), l’Omnium d’Australie (2013) et l’Omnium des États-Unis (2011).

McIlroy est d’ailleurs l’un des rares golfeurs à avoir remporté la Triple Couronne regroupant les championnats nationaux des États-Unis, britannique et canadien. Il s’agit des trois plus vieux au monde.
«J’ai toujours exprimé ma position sur l’importance de ces championnats. Ils sont très importants dans notre sport, a-t-il affirmé à la veille de son coup de départ au Hamilton Golf and Country Club.
«Je suis très fier d’en avoir gagné quelques-uns. C’est important d’y revenir, surtout en jouant devant une foule incroyable. C’est un véritable plaisir.»
Les secousses de 2022 et 2023
Après sa victoire en 2019, partisans et observateurs étaient sceptiques de revoir McIloy en sol canadien. Il avait rapidement assuré qu’il reviendrait défendre son titre. La pandémie a retardé son retour de deux ans. Mais en 2022, il a gardé sa parole en soulevant le trophée à nouveau au terme d’une chaude lutte avec Tony Finau et Justin Thomas.
C’est aussi au Canada qu’il a vécu les importantes secousses. Il n’y oubliera pas sa semaine de 2022 alors que l’univers du golf professionnel venait tout juste d’être fracturé avec l’arrivée de LIV Golf. Et l’an passé, la surprise explosive d’une entente entre le PGA Tour et le bailleur de fonds du controversé circuit rival, le Fonds public d’investissement d’Arabie saoudite en marge du tournoi.
McIlroy se fait aussi un devoir d’honorer les efforts du commanditaire principal de l’évènement, la Banque Royale du Canada (RBC) qui investit massivement dans son sport. Celle-ci appose son logo sur deux tournois au calendrier du circuit américain depuis très longtemps. Et le contrat vient à échéance... dimanche soir!
Des allures d’un match de hockey
Curieusement, McIlroy a comparé l’atmosphère de l’Omnium canadien à un match de hockey.
Sûrement en raison de la normale 3 transformée en patinoire depuis 2017 où les spectateurs cognent sur les rampes comme un tambour sur plus de 150 verges.
«Je n’ai jamais vécu l’expérience d’un match de hockey, mais j’imagine que c’est semblable. L’environnement m’y fait penser. Et en prime, j’ai l’impression d’avoir plus de soutien de la foule par ici.»
Malheureusement pour lui, les Maple Leafs n’étaient plus en séries éliminatoires à chacun de ses passages dans la grande région de Toronto.
Mais résident de Jupiter, en Floride, rendre visite aux Panthers lui permettrait de goûter d’une certaine manière à un match de la LNH avec un club gagnant.