Roland-Garros: deux premières pour Félix Auger-Aliassime dans un match difficile


Jessica Lapinski
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PARIS | Sur les murs du court Philippe-Chatrier, où Félix Auger-Aliassime disputait pour la première fois un match, dimanche, on peut lire que «la victoire appartient au plus opiniâtre».
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Et opiniâtre, le Québécois aura dû l’être tout du long pour finalement signer un gain dans le grand tableau de Roland-Garros, après deux tentatives ratées au cours des deux dernières années.
D’abord erratique, sans solution, le Québécois a vite été mené deux manches à zéro par le Péruvien Juan Pablo Varillas, un joueur issu des qualifications et qui en était à sa première présence dans un tableau principal en Grand Chelem.
Le neuvième favori a toutefois retrouvé sa touche au troisième set, au moment où le 122e mondial perdait peu à peu la sienne.

Si bien qu’à ce premier gain à Paris s’ajoute une autre première : jamais Félix n’était parvenu auparavant à combler un déficit de deux manches à zéro.
Ne pas cesser d’y croire
Ce pointage de 2-6, 2-6, 6-1, 6-3 et 6-3 témoigne bien de cette performance en deux temps. Mais le joueur de 21 ans affirme n’avoir jamais cessé d’y croire, même quand sa deuxième balle manquait de mordant et qu’il multipliait les fautes directes (il en a commis 44 au total).
«Je ne voulais vraiment pas abandonner, je voulais vraiment trouver une façon de renverser le match, de mieux jouer en tout cas, et de me donner une chance. Ce fut le cas», a dit en conférence de presse un Félix soulagé, qui aura mis 3 h 19 min à obtenir son billet pour le deuxième tour.
Le bris qui change tout
Auger-Aliassime a eu besoin de deux manches pour obtenir une première occasion de briser, alors que son rival lui avait déjà soutiré son service quatre fois.
Le Québécois de 21 ans a reconnu que ce bris initial, réussi au quatrième jeu du troisième set, a complètement changé l’allure de la rencontre.

«J'ai cru un peu plus en moi, a-t-il relevé. Mais il n'y a pas un moment particulier où j'ai perdu la foi. Je savais que je pouvais y arriver. Quel que soit mon niveau, je peux jouer, et je me suis dit : si tu t'accroches, si tu arrives à changer certaines choses, tu t'offriras des chances.»
Avant le début du tournoi, la raquette de L’Ancienne-Lorette peinait à expliquer ses deux premiers échecs à Paris, en 2020 et en 2021. Il reconnaissait que lors de ces deux rencontres, face à des joueurs mieux bien classés que lui, il n’avait pas été en mesure de présenter son meilleur niveau.
Nadal, c’est encore loin
Grâce à sa ténacité dimanche, Auger-Aliassime a réussi à éviter l’affront d’un autre revers sur cette surface plus lente qu’il aime, mais qui ne sied pas nécessairement son bon service.
Il se mesurera mercredi à l’Argentin Camilo Ugo Carabelli, 154e, qui a vaincu le Russe Aslan Karatsev, 39e mondial, dans un marathon en cinq manches qui a duré 4 h 17 min.

Félix refuse pour l’instant de voir plus loin que ce match et ne veut surtout pas penser à l’Espagnol Rafael Nadal, cinquième favori et, surtout, 13 fois titré à Paris, qu’il pourrait rencontrer en ronde des 16.
«Déjà, j'ai failli perdre [dimanche], alors ça me paraît loin. Et pour lui aussi c’est loin. Bien sûr, tu te dis qu'il va quand même se rendre là. [...] Et moi, je dois gagner jusque-là. On verra. C'est sûr que ce serait un gros défi pour moi, sauf que je n'y pense pas trop encore.»
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