«Tout s’est enchaîné par la suite»: le moment qui a relancé la saison de Sean Farrell
Sean Farrell a continué de bûcher même quand ça ne fonctionnait pas en début de saison


Dave Lévesque
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Le premier tiers de saison de Sean Farrell n’annonçait rien de bon. C’est du moins l’impression que l’on a quand on consulte ses statistiques.
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Le joueur de deuxième année âgé de 23 ans n’arrivait pas à produire à l’attaque. Il n’avait récolté que quatre passes à ses 22 premières rencontres de la saison.
«Il a eu un lent début de saison parce qu’il ne marquait pas, mais ses décisions étaient bonnes offensivement et défensivement, souligne Pascal Vincent. Il avait besoin de confiance. Son premier but en a été un gros et tout s’est enchaîné par la suite.»
Ce but est survenu au 23e match de sa saison, le 14 décembre. Une sorte de cadeau de Noël en avance qui a lancé sa saison pour de bon. À partir de ce moment, il a récolté 39 points dans les 44 rencontres qui ont suivi.
«Son attitude lorsque ça ne débloquait pas pour lui m’a impressionné autant que ce qu’il fait présentement», a mentionné Vincent avec admiration.
Un élan
C’est quand il a commencé à jouer avec les vétérans Laurent Dauphin et Alex Barré-Boulet que Farrell, qui a été un choix de 4e ronde (124e) du Canadien en 2020, a réellement éclos.
«Il a commencé avec [Lucas] Condotta, ç’a bien marché jusqu’au point où on a voulu l’essayer avec Dauphin et Barré-Boulet et ç’a bien connecté. Ce sont trois joueurs intelligents qui ont des visions offensives», explique Vincent.
L’idée du joueur intelligent revient toujours quand il est question du diplômé de Harvard.
«J’ai eu Bryan Little à Winnipeg, il me fait beaucoup penser à lui. Il est très intelligent et il nécessite peu d’attention. Tu n’as pas besoin de lui parler, il reconnaît ses erreurs, il est capable de bien s’autoévaluer», note Vincent.
«Il conçoit le jeu comme personne d’autre, il est toujours un pas devant, il est furtif et talentueux. Même s’il est plus petit, il aime attaquer là où il doit se salir les mains et il gagne ses batailles», ajoute Logan Mailloux.
Les petits détails
Bien qu’il soit manifestement doué offensivement, Farrell sait que son passage à la prochaine étape ne dépend pas uniquement de ses qualités à l’attaque. Il a compris qu’il doit se concentrer sur les petits détails.
«C’est ce qui est le plus important quand on veut obtenir du temps de glace, croit-il. Il faut faire ces petites choses comme le travail le long des bandes, avoir la bonne lecture sur les mises en jeu. C’est encore plus vrai dans les séries alors qu’il n’y a pas beaucoup d’occasions de marquer.»
Son intelligence s’invite à nouveau par la bande quand Logan Mailloux décrit sa prise de décision.
«J’ai l’impression qu’il ne commet pratiquement jamais d’erreur, il est très intelligent.»
Pascal Vincent lui lance un autre compliment en le comparant à un joueur dont l’éthique de travail est irréprochable.
«Il fait attention aux détails, un peu comme [Rafaël] Harvey-Pinard. Ce sont des choses que les gens ne voient pas, il faut que tu regardes la vidéo pour voir ces petits détails-là que tu ne vois pas à la vitesse réelle du match.»
En santé
Farrell n’a toujours pas eu d’audition avec le Canadien et c’est peut-être un peu normal, son développement n’a pas été aussi rapide qu’i l’aurait souhaité.
«L’année dernière a été difficile avec quelques blessures qui m’ont ralenti. J’ai joué avec des bobos pendant presque toute la saison. C’est bien d’être en santé cette année et de pouvoir être constant», concède-t-il.
Avec la saison qu’il connaît, il peut logiquement aspirer à une bonne audition lors du camp d’entraînement et même à un rappel en cours de saison. Mais il ne se projette pas aussi loin.
«Je me concentre sur notre groupe et ce que nous vivons en ce moment. Si nous connaissons une bonne performance en équipe, tout le monde en profitera.»