Tous les résultats
Publicité

Le Rocket à l’assaut de la forteresse Devon Levi

«Le premier match est énorme, parce que tu veux donner le ton d’entrée de jeu» –Pascal Vincent

Photo MARTIN ALARIE
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2025-05-13T15:00:00Z

Partager

Après une semaine d’attente, le Rocket de Laval et les Americans vont enfin amorcer leur série trois de cinq mercredi à Rochester.

C’est la finale logique dans la division nord de la Ligue américaine, puisque le Rocket a terminé au premier rang avec 101 points, 9 de plus que les Americans, qui ont pris le second rang.

Les deux équipes se sont affrontées huit fois cette saison, le Rocket a remporté six de ces huit affrontements qui ont été généralement serrés. La moitié des matchs se sont terminés par un écart d’un but, deux par une marge de deux buts et deux autres par trois buts.

Il ne faut donc pas se fier au fait que le Rocket a conclu la saison en tête du classement général. La filiale des Sabres de Buffalo est le genre de formation qui est en mesure de lui donner du fil à retordre malgré l’allure de la saison régulière.

Attention

D’ailleurs, l’entraîneur-chef du Rocket, Pascal Vincent, se méfie des «Amerks», qui attendent depuis près de deux semaines que cette série s’amorce, ayant balayé le Crunch de Syracuse en trois rencontres au premier tour.

«Juste qu’ils aient battu Syracuse comme ils l’ont fait... a commencé Vincent lundi après l’entraînement du Rocket à la Place Bell. C’est une équipe qui a beaucoup de vitesse, probablement plus de talent offensif que Cleveland, mais ça se ressemble. Leur gardien de but est très dominant, leur jeu de transition est très bon, ils produisent leur offensive à partir de la zone neutre quand ils ont de l’espace.»

Publicité

Leur gardien, c’est Devon Levi, qui est originaire de Dollard-des-Ormeaux, et il a amorcé les séries en force après avoir complété une très bonne saison.

Le portier de 23 ans, lointain choix de septième ronde des Panthers en 2020, a laissé passer deux buts du Crunch lors de la première rencontre, mais a été parfait par la suite. Sa séquence sans accorder de but dure depuis 156 m et 31 s. Il présente une moyenne hallucinante de 0,67 et un taux d’efficacité tout aussi hallucinant de ,978.

Donner le ton

Avec une série trois de cinq dont les deux premiers matchs seront disputés sur la patinoire des Americans, le Rocket se doit de dicter l’allure.

«C’est important, a reconnu Pascal Vincent. Tu veux revenir avec deux victoires, sinon une victoire et une défaite. Le premier match est énorme, parce que tu veux donner le ton d’entrée de jeu.»

L’équipe se trouve en terrain connu, tandis qu’en demi-finale de division face aux Monsters de Cleveland, c’était un peu moins le cas. Il y avait le fait que le Rocket et les Monsters ne s’étaient vus que quatre fois au cours de la saison et aussi que les jeunes joueurs du Rocket ont notamment été surpris par les émotions lors de la première rencontre à Laval, la seule qu’ils ont perdue dans la série.

«Il reste huit équipes dans la ligue, a rappelé Vincent. On va voir comment l’équipe va s’ajuster. On va voir comment ce match numéro trois nous a servis, mais ce n’est pas impossible qu’on s’enfarge encore. Je pense qu’on a appris de ces erreurs, c’est à suivre.»

Prudence

Si l’on se fie à ce qu’on a vu lors de l’entraînement de lundi, le dernier avant que l’équipe ne prenne la route vers Rochester mardi, Pascal Vincent n’apportera pas de changement à son alignement. Luke Tuch, Riley Kidney et Filip Mesar portaient tous des chandails de réservistes. Et Vincent Arseneau est toujours blessé.

«Je ne veux pas trop jouer avec mon alignement. Mais en même temps, si tu ne livres pas, tu ne joueras pas, a insisté Vincent. C’est ce temps de l’année où tu dois livrer la marchandise pour rester dans l’alignement.»

La seule inconnue demeure l’identité du gardien qui amorcera la série. Vincent a indiqué qu’Il y aurait alternance entre Cayden Primeau et Jacob Fowler, mais n’en a pas dit plus.

Publicité
Publicité