Robert Kennedy III: un secret bien gardé chez les Alouettes
Le demi défensif Robert Kennedy III est récompensé pour son travail acharné

Benoît Rioux
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L’expression « secret bien gardé » prend tout son sens quand il est question de Robert Kennedy III, car les Alouettes auraient très bien pu choisir de s’en départir quand ce joueur défensif a été frappé, l’an dernier, par une blessure à une cuisse. Le club montréalais lui a fait confiance et ne le regrette aucunement.
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« C’est une personne extrêmement bonne et il travaille fort autant sur le terrain qu’à l’extérieur, vient vanter l’entraîneur-chef Jason Maas, à propos du demi défensif originaire de la Pennsylvanie. Il a une bonne connexion avec notre groupe et il a su obtenir un poste de partant, même après avoir dû passer par une réhabilitation, ça démontre à quel point il est apprécié par notre organisation. »
L’Américain de 26 ans revient d’encore plus loin, lui qui a vécu une période de dépression, en 2024, après avoir été libéré par les Chargers de Los Angeles, dans la NFL.

« Encore cet hiver, durant la saison morte, je m’ennuyais vraiment de ne pas jouer au football, vient-il raconter. J’ai vraiment passé beaucoup de temps à regarder de vieilles vidéos où je provoquais des échappés. Je n’avais jamais réussi à le faire dans la Ligue canadienne de football et c’est une belle amélioration pour moi de commencer la saison comme ça. »
Deux revirements cruciaux
Durant le premier match de la saison, jeudi dernier à Hamilton, les Tiger-Cats étaient donc en position de réussir un placement en prolongation quand Kennedy s’est interposé et que son coéquipier Kabion Ento a recouvert le ballon.
« Je tentais simplement de réaliser un gros jeu pour l’équipe et c’est ce qui est arrivé », a indiqué l’ancien porte-couleurs de l’Université de l’État de la Caroline du Nord, qui en était à un premier échappé provoqué au sein de la LCF.
Plus tôt dans la victoire de 30 à 27 des Alouettes, soit durant le troisième quart, Kennedy a réussi une interception et couru sur une distance de 54 verges jusque dans la zone des buts.
« Mon interception ramenée pour le touché est le fruit du travail effectué dans la salle vidéo, a expliqué le demi défensif. Je savais que ce jeu s’en venait. »
« C’est un bon sentiment de pouvoir réussir de tels jeux en tant que professionnel, a-t-il dit. Je me sens maintenant comme un vétéran, je ne suis plus une recrue. »