Riposte du Canada: «Il ne faut surtout pas avoir l’air de paniquer», souligne une diplomate
Marie-Anne Audet
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La réplique du Canada serait immédiate si le président Donald Trump décidait d’aller de l’avant avec ses menaces d’imposition de tarifs sur les produits canadiens.
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«Il faut prendre le président Trump au mot. Il faut toujours prendre au sérieux ses menaces. Par conséquent, on doit être prêt», a déclaré la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, lors d’un point de presse virtuel tenu vendredi.
Selon les informations de Radio-Canada, cette riposte se traduirait par des contre-tarifs pouvant s’élever jusqu’à 37 milliards de dollars.
«Écoutez, les tarifs, ça fait des contre-mesures, ça fait partie des outils qu’on peut utiliser», a souligné Louise Blais, diplomate en résidence à l’École supérieure d’études internationales Brian Mulroney de l’Université Laval.
Il faudra être attentif aux déclarations de Donald Trump au cours de la fin de semaine, afin d’avoir l’heure juste sur ce qu’il annoncera le jour de son investiture le 20 janvier.
«Est-ce que c’est universel? Est-ce que c’est ciblé? Est-ce que c’est sur une échelle?», a-t-elle évoqué lors d’une entrevue à LCN.
«Je pense qu’aujourd’hui, probablement, les décisions se finalisent. Il faut que les documents soient écrits. Alors, il faut aussi qu’ils cherchent un mécanisme pour mettre ça en place», a-t-elle poursuivi.
Il sera important de prendre «un grand respire» et de garder une approche calme face à la lutte tarifaire qui se profile, selon Mme Blais.
«Il ne faut surtout pas avoir l’air de paniquer. C’est ça, le problème. Alors, pour l’instant, on n’est pas dans un très bon rapport de force», a-t-elle affirmé.
Rappelons que la future administration américaine prévoit d’imposer des tarifs allant jusqu’à 25% sur tous les produits canadiens dès l’entrée en fonction du président Donald Trump. Ces menaces ont poussé tous les premiers ministres canadiens à se rassembler afin de planifier une riposte concertée.
Le premier ministre québécois François Legault, qui a estimé à 100 000 les pertes d’emplois dans la province si ces tarifs étaient appliqués, s’est dit ouvert à considérer, en guise de représailles, l’électricité et l’aluminium envoyés aux États-Unis.
«On n’annoncera rien avant qu’il [n’] y ait des tarifs [...] mis en place par l’administration Trump. Maintenant, si monsieur Trump met en place des tarifs, il ne faut rien exclure, [cela] incluant l’énergie, l’électricité», a-t-il déclaré.
Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.