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Ridiculisé par des partisans après un arrêt de routine, Samuel Montembeault a fait taire la crasse

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-11-05T05:00:00Z

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On se doutait bien que ça allait finir par arriver. Tu ne peux pas t’en sortir chaque fois que tu connais des passages à vide. Un moment donné, il y a une limite à jouer avec la loi de la moyenne.

Cette limite, ce sont les Flyers qui l’ont imposée au Canadien. Parfaits en cinq présences en prolongation jusqu’ici, les hommes de Martin St-Louis se sont inclinés 5 à 4... en tirs de barrage.

Trevor Zegras fut le seul marqueur de cette séance, empêchant Samuel Montembeault et ses coéquipiers de mettre un point d’exclamation à une soirée qui avait drôlement mal commencé.

Montembeault aurait voulu saboter ses chances de représenter le Canada aux prochains Jeux olympiques qu’il ne s’y serait pas pris autrement. Du moins dans les 10 premières minutes.

Se trouvant devant le filet pour un deuxième match de suite, Montembeault a cédé sur le premier lancer. Puis, il a été déjoué deux autres fois sur les quatre tirs suivants.

Trois buts sur cinq tirs. Pas de quoi impressionner Doug Armstrong, le directeur général de l’équipe olympique canadienne, qui assistait à la rencontre sur la passerelle.

La «crasse» du Centre Bell

Il n’en fallait pas plus pour que la «crasse» du Centre Bell le tourne en dérision, quelques minutes plus tard, en l’applaudissant à la suite d’un arrêt de routine.

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L’expression vient de Roland Melanson. En avril 2009, c’est ainsi que l’entraîneur des gardiens de but de l’époque avait qualifié les quelques centaines de spectateurs qui s’étaient moqués de Carey Price depuis leur siège situé dans les hauteurs de l’amphithéâtre.

Price avait levé les bras au ciel, un peu comme l’avait fait Patrick Roy 14 ans plus tôt.

Hier, Montembeault n’a pas harangué cette faible tranche de la foule.

Il les a plutôt fait taire en multipliant les arrêts importants : ici sur une échappée d’Owen Tippett pendant que le Tricolore évoluait en supériorité numérique, là à l’aide d’un déplacement latéral parfait pour frustrer Christian Dvorak à deux occasions, préservant ainsi la mince avance d’un but de son équipe.

Il aura fallu aux Flyers 32 autres tirs pour marquer de nouveau.

Résultat des courses : il a terminé la soirée avec 38 arrêts, pour un taux d’efficacité de ,905. De quoi redorer sa candidature auprès des partisans qui, à compter de la troisième période, ont scandé son nom à plusieurs occasions.

D’ailleurs, on va se le dire franchement. Vaut mieux avoir Montembeault devant le filet que Daniel Vladar. En deuxième période, le gardien tchèque a cédé quatre fois sur neuf tirs.

Ce qui nous a rappelé que les Flyers se cherchent un gardien capable d’arrêter les rondelles depuis le jour où Ron Hextall a fait des grimaces à Chris Chelios.

Ça fait 36 ans.

Demidov va nous rendre sourds

Pendant que Montembeault gagnait en confiance, l’attaque massive et Kirby Dach s’occupaient de la remontée. Avec l’avantage d’un homme, Ivan Demidov s’est donné en spectacle.

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D’abord en servant une savante passe (une autre !) à Nick Suzuki. En touchant la cible, le capitaine du Canadien a porté à 12 sa séquence de matchs avec au moins un point. La plus longue du genre depuis les 14 rencontres de suite de Pierre Turgeon, en 1995.

Demidov a mis la touche finale à sa soirée en marquant d’un tir des poignets qui a complètement médusé Vladar. Comme c’est le cas chaque fois que le Russe inscrit un point à domicile, le Centre Bell a tremblé lorsque Michel Lacroix a prononcé son nom.

Assez pour me convaincre d’aller m’acheter des bouchons. Si Demidov doit jouer 15 ans pour le Canadien, on va devenir sourds.

D’ailleurs, depuis que Demidov occupe une place sur la première vague, l’attaque massive du Tricolore a touché la cible sept fois en 11 occasions.

Dach s’implique

Dach, à qui l’on a souvent reproché son laxisme depuis son arrivée à Montréal, joue du hockey inspiré depuis quelque temps.

C’est grâce à son implication physique, en récupération de rondelle et devant le filet des Flyers, qu’il a pu inscrire ses deuxième et troisième buts de la campagne.

Ne lui reste plus qu’à gagner plus de mises en jeu qu’il n’en perd et l’affaire sera ketchup.

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