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Richard Martel a fait le voyage jusqu’à Kelowna pour voir les Saguenéens payer le prix à la Coupe Memorial: «Le coach en moi ne pourra jamais partir»

Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2026-05-24T17:06:40Z

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KELOWNA | Richard Martel n’est peut-être plus dans le monde du hockey depuis une dizaine d’années, mais il n’a rien perdu de sa passion pour le sport. Absolument rien. 

Le député conservateur de Chicoutimi–Le Fjord est à Kelowna afin d’encourager l’équipe qu’il a dirigée pendant plus de sept saisons, de 2003 à 2011.

Lorsqu’on est allé à sa rencontre, dans une loge du Prospera Place, avant le premier match des Sags, samedi soir, ça n’a pas pris de temps avant de comprendre qu’on s’entretenait avec l’ancien entraîneur, pas le politicien.

« Le coach en moi ne pourra jamais partir, lance-t-il. Il y a de la résilience aussi. Les choses ont bien changé depuis, et les entraîneurs d’aujourd’hui, comme Yanick [Jean], ont dû s’ajuster. Patrick Roy a dû s’ajuster. C’était une autre époque, les dernières années où les entraîneurs de mon style pouvaient s’exprimer. Ensuite, ça a été bien différent. »

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Une époque différente

Martel a raison de dire que les choses ont changé. Les jeunes de la génération actuelle doivent être dirigés différemment et certaines façons de faire utilisées par les entraîneurs de son époque ne seraient tout simplement plus acceptées, en 2026.

Celui qui a dirigé pour la dernière fois en 2016-2017 envie d’ailleurs les entraîneurs d’aujourd’hui, qui bénéficient de plus de latitude qu’à son époque.

« Aujourd’hui, les entraîneurs peuvent bâtir des équipes sans avoir peur de perdre leur job. Ce n’était pas le cas dans mon temps. Maintenant, la reconstruction est permise. Quand j’ai commencé, même si tu avais plein de joueurs de 16 et 17 ans, il fallait que tu gagnes. Les propriétaires n’avaient aucune idée si ton club était trop jeune ou à maturité. Le coach avait énormément de pression et en mettait sur ses joueurs. »

Un mélange d’émotions

Martel était au Centre Georges-Vézina quand les Sags ont soulevé le trophée Gilles-Courteau, mettant ainsi un terme à 32 ans sans championnats, 32 ans au cours desquels les partisans de l’équipe sont passés par toute la gamme des émotions, dont de nombreuses déceptions.

L’une d’entre elles : la fameuse édition de 2006, saison au cours de laquelle tous les espoirs étaient permis à Saguenay. L’équipe comptait sur une formation à maturité, menée par David Desharnais, mais avait subi l’élimination dès le deuxième tour.

Quand il a vu Yanick Jean et les joueurs des Saguenéens soulever le trophée, le 17 mai, Martel avoue avoir eu une pensée pour cette édition de 2005-2006.

« C’est sûr que tu te dis : quand j’avais la bonne équipe, si on avait réussi à l’emporter, ce championnat... Je me mettais dans [leur] peau, je revivais comme si j’avais gagné dans ces années-là. Je n’étais pas vraiment nostalgique, mais vraiment heureux de ce que les amateurs vivaient. Ils étaient déçus en 2006, ils ont été déçus durant la pandémie. Ils avaient besoin de gagner quelque part et là, on l’a réussi. »

Reste à voir maintenant si les Saguenéens reviendront à la maison avec la Coupe Memorial dans leurs valises.

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