« Révolution » : cet événement dramatique a donné envie à Tiwil de renouer avec la danse
Nathalie Slight
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Sauvé de justesse au ballotage, Tiwil — de son vrai nom Émilie Wilson — effectue un grand retour à Révolution. Participante aux 1re et 2e saison, la Saguenéenne âgée de 29 ans revient à la danse après avoir travaillé dans le milieu animalier. Depuis cette pause salutaire, la danseuse a retrouvé la joie de danser et assume plus que jamais son unicité !
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Tiwil, pourquoi avoir choisi de revenir pour la septième saison ?
La première fois que j’ai participé à Révolution, j’étais âgée de 21 ans. À cette époque, j’avais de la difficulté à gérer les refus. Chaque fois, je sentais que le monde s’écroulait. À un moment donné, j’ai pris la décision difficile d’arrêter de danser.


Dans quel contexte ?
C’était en pleine pandémie. J’étais retournée vivre chez mes parents. Pour passer le temps, j’ai eu l’idée de faire du bénévolat à la SPCA. Pourtant, je n’avais jamais eu d’animal de ma vie, je n’avais aucune expérience avec les bêtes, mais quelque chose en moi me disait que ça me ferait du bien.
Et est-ce que ta petite voix intérieure avait vu juste ?
Tellement ! Côtoyer les bêtes m’a fait un tel bien que j’ai décidé de retourner aux études, pour effectuer une technique en santé animale. Même si j’ai adoré travailler dans ce domaine, mon amour pour la danse a éventuellement refait surface. Dès que je voyais de jeunes danseurs sur internet ou à la télévision, j’avais les larmes aux yeux.
Est-ce que c’est ce qui t’a fait revenir à la danse ?
Non. Même si l’envie était là, c’est la disparition de ma cousine, décédée des suites d’un cancer, qui a été l’étincelle de départ de mon changement de vie. La voir mourir à un si jeune âge m’a fait réaliser ce que dit une phrase bien clichée : « On n’a qu’une vie à vivre ! » Je me suis pointée dans les classes en mode affamée. À ma grande surprise, non seulement je n’avais rien perdu de mes acquis, mais j’avais plutôt gagné en maturité, en confiance en moi, en expérience de vie que je pouvais mettre au service de la danse.

Tiwil, cette légèreté transparaît sur la scène de Révolution!
Oh, merci ! Je danse avec une nouvelle mentalité, en étant 100 % moi-même. C’est à prendre ou à laisser et... les Maîtres ont embarqué dans ma proposition lors du ballotage. J’ai entrepris cette aventure avec la mentalité d’une athlète olympique. Je me suis créé une véritable équipe autour de moi.
De qui s’agit-il ?
Pour la partie danse fusion, j’ai travaillé avec les chorégraphes Willow et Miko Deschamps ; pour la partie Vogue Femme, c’était avec Kuntiana. J’ai vécu la première saison de Révolution en duo, la deuxième en solo et la septième en solo, mais avec toute une équipe autour de moi pour m’épauler.
Comment as-tu vécu le ballotage ?
Bizarrement, même si je faisais face à l’élimination, j’ai adoré l’expérience. La dose d’amour que j’ai reçue des autres danseurs lors du ballotage est indescriptible. Même si on se battait pour les mêmes deux places restantes, on souhaitait que chaque danseur se présente sur scène à son meilleur. C’est vraiment beau de voir toute la solidarité qui existe en coulisses de Révolution, comme si nous étions une grande famille.
Tu ne peux bien sûr pas nous révéler ce qui t’attend après le ballotage, mais qu’est-ce qui t’occupe présentement ?
Je viens de tourner dans le clip de la chanteuse Claudelle, sur la chanson Fous de nous deux. J’enseigne aussi la danse à des enfants au studio Danse Mode-Action. Ils sont super bons, je suis fière de les accompagner dans leur passion. Aussi, j’ai récemment commencé à faire des numéros de Drag King. Depuis le temps que je suis fascinée par cet univers, je suis heureuse de m’y plonger.



En terminant, « la » grande question : que te reste-t-il de ton passage dans le monde animalier ?
Je partage ma vie avec mon chien Abby, mon chat Louis et mon rat Geronimo. Parallèlement à ma carrière de danseuse professionnelle, je continue de travailler une journée par semaine en clinique vétérinaire puisque j’aime le contact avec les bêtes et avec les humains qui les accompagnent. (rires)