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Revigoré par la pause de deux semaines: revoilà Lane Hutson!

Photo MARTIN CHEVALIER
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-03-02T20:00:00Z

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On a fait grand bruit du retour en force de Juraj Slafkovsky à la suite de la pause de la Confrontation des 4 nations. Et pour cause. On revoit l’attaquant robuste, combatif, confiant et impliqué qui avait incité Kent Hughes à délier les cordons de la bourse l’été dernier.

Mais le Slovaque n’est pas le seul à être revenu revigoré. Lane Hutson semble avoir profité de cette pause de 12 jours pour refaire le plein d’énergie. On n’est pas sans savoir qu’une première saison professionnelle finit toujours par devenir éreintante pour les recrues provenant de la NCAA, peu habituées à un calendrier aussi chargé et ponctué d’autant de déplacements.

Comme tous les autres avant lui, Hutson a connu une baisse de régime. Du 23 janvier au 9 février, il n’a récolté que deux points en neuf matchs. Si ce n’était de son nombre d’apparitions sur la feuille de pointage, on en aurait fait peu de cas. Après tout, on parle d’ici d’un défenseur recrue âgé de tout juste 21 ans.

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Toutefois, son dossier de -10 (le pire du Canadien au cours de cette séquence), bien qu’il faille en prendre et en laisser avec cette statistique, était un indice de plus que la fatigue commençait à le gagner. On l’a alors vu commettre quelques erreurs mentales, prendre des risques mal calculés et rater quelques lectures de jeu.

«J’apprends toujours à juger si je dois sauter sur une occasion ou si je dois jouer de façon plus simple. Chaque erreur sera cruciale d’ici la fin de la saison. Personnellement, je dois être plus calculé et j’ai l’impression d’avoir fait du bon travail à ce niveau», a déclaré Hutson samedi soir sur les ondes de TVA Sports.

Trois façons différentes

Or, le voilà de retour au sommet de son art. En quatre rencontres depuis le retour de la pause, l’Américain a marqué un but et ajouté quatre passes.

Samedi, à Buffalo, il a été à l’origine de trois des quatre buts du Canadien.

Sur le premier, il a, en compagnie de Cole Caufield, habilement déjoué une contre-attaque des Sabres à la suite d’un revirement qu’il avait lui-même commis.

Sur le second, il a pratiquement traversé la patinoire d’un bout à l’autre avec la rondelle sur son bâton, battant de vitesse deux rivaux et profitant de l’espace entre les deux défenseurs pour orchestrer un jeu de passe qui allait mener au 10e but de la saison de Josh Anderson.

Sur le troisième, c’est sa combativité profondément en territoire des Sabres, avec deux rivaux à proximité, qui a permis à Alex Newhook de marquer le but qui allait s’avérer celui de la victoire.

À la poursuite de Chelios

Trois buts, trois façons différentes de contribuer. On est loin d’un joueur unidimensionnel.

Le voilà rendu à 46 points (4 buts, 42 passes). Désormais, il occupe le deuxième rang dans l’histoire du Tricolore dans la colonne des pointeurs chez les défenseurs recrues.

Il lui reste 22 matchs pour devancer Chris Chelios, qui trône au sommet de ce groupe depuis la saison 1984-1985 avec 64 points.

«C’est assez agréable d’entendre mon nom avec le sien, a-t-il également mentionné lors de l’émission d’après-match. Je ne serais pas là où j’en suis sans le groupe de gars que nous avons et les entraîneurs.»

À l’inverse, le Canadien ne serait pas où il est sans lui.

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