Revers difficile à avaler à Edmonton: le Canadien fut l’artisan de son propre malheur

Jonathan Bernier
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EDMONTON | Dire que le Canadien avait les Oilers dans les câbles. Le deuxième but du match d’Alex Newhook, ajouté aux trois inscrits en moins de deux minutes en fin de deuxième période, avait donné une intéressante avance de 5 à 3 aux Montréalais.
Mais les hommes de Martin St-Louis ont prêché par l’indiscipline. Ce qui a fini par coûter cher. On ne peut offrir cinq supériorités numériques aux Oilers et espérer s’en sortir indemne. Déjà que le Tricolore, en grande partie grâce à Samuel Montembeault, était parvenu à résister aux trois premières.

Les buts de Leon Draisaitl et de Ryan Nugent-Hopkins, marqués coup sur coup, alors que Mike Matheson et Josh Anderson se sont succédé au cachot, ont redonné vie aux locaux. Évidemment, chacun d’entre eux fut préparé par Connor McDavid.
À la défense des Montréalais, il faut avouer que certains appels des officiels furent douteux. N’empêche qu’il faut respirer par le nez. Même si c’est parfois difficile.
Ravigotés, les Oilers ont pris le filet de Montembeault d’assaut, le bombardant de 15 tirs. Le gardien de 28 ans a fait son possible, réalisant plusieurs gros arrêts. Hélas! Vasily Podkolzin a clos le débat avec seulement 69 secondes à écouler au match.
Ça fait que, au son de la sirène, les joueurs des Oilers ont quitté la patinoire au son de La Bamba, tombeurs du Canadien au compte de 6 à 5.
Pauvre Montembeault
Évidemment, il va s’en trouver pour dire que l’issue de la rencontre aurait sûrement été différente avec Jakub Dobes devant le filet. Rien n’est moins sûr.
En dépit de la défaite, sa troisième de la saison, Montembeault a été solide à plusieurs occasions. Il a résisté à deux boulets de canon de Draisaitl. L’un décoché depuis l’enclave, l’autre, un tir sur réception, du point de mise en jeu.
Plus tard, il a tenu tête à McDavid, insistant près de son demi-cercle.
En fait, c’est à se demander si Montembeault n’est pas victime d’un karma quelconque. Sur les deux premiers buts qu’il a accordés, la rondelle a changé de trajectoire au dernier instant. Le comble de la malchance, c’est que la première fois, ce fut sur le patin de Newhook.
Le numéro 35, qui cherchait désespérément à rebondir après une soirée difficile face aux Rangers, samedi soir, vivra assurément des jours meilleurs.
Toutefois, pour l’instant, il doit commencer à se gratter sérieusement la tête. Pauvre de lui.
Caufield quand ça compte
Ce revers est venu porter ombrage à la superbe soirée de travail du premier trio, Cole Caufield en tête.
On ne pourra jamais reprocher à ce dernier de ne pas se présenter quand ça compte le plus.
Ses deux buts, inscrits en l’espace de 49 secondes dans la dernière portion de la deuxième période, ont transformé un retard de 3 à 2 en une avance de 4 à 3.
Ça fait déjà sept fois que Caufield touche la cible depuis le début de la saison. Deux de ces buts ont provoqué l’égalité, alors que cinq autres ont donné les devants ou procuré la victoire au Tricolore.
Quand on parle d’un gars clutch!
D’ailleurs, ce n’était qu’une question de temps avant que le numéro 13 touche la cible dans cette rencontre. Après des échecs sur sept premières tentatives de tirs, il était normal que la loi de la moyenne finisse par jouer en sa faveur.
Et que dire du premier de ses deux buts? Un bijou. Calvin Pickard a été complètement mystifié par les mains rapides de l’attaquant du Canadien.
Dommage que, finalement, ça se soit produit dans une cause perdante.
- Kirby Dach effectuait un retour au jeu après avoir raté les trois matchs précédents. Il n’a pas connu un grand match.
- Notons également que Martin St-Louis avait décidé de promouvoir Ivan Demidov sur la première vague de son attaque massive. C’est Zachary Bolduc qui a écopé, Juraj Slafkovsky prenant sa place dans le milieu de l’enclave.