Revers de 6 à 4 à Boston: «On était déconnectés»

Jonathan Bernier
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BOSTON | Il est normal que le Tricolore affiche encore quelques carences. Rome ne s’est pas construite en un jour. Remarquez, le Stade olympique non plus. Sauf que si les troupiers de Martin St-Louis veulent se rapprocher de la capitale italienne, ils devront rapidement reprendre le contrôle de leur territoire.
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À l’image des Maple Leafs, la veille, les joueurs des Bruins, tant les attaquants que les arrières, ont pris l’enclave d’assaut, ce qui a donné le tournis aux coéquipiers de Cayden Primeau.
«On n’a pas fait un très bon travail pour couvrir cette zone, a reconnu Nick Suzuki. De cet endroit, il est possible de créer des occasions de marquer très dangereuses et avec la qualité de leurs tireurs...»

Avec la qualité de leurs tireurs, ça ne laisse pas beaucoup de chances au gardien. Primeau a éprouvé certains ennuis à suivre la rondelle des yeux, surtout en raison de la circulation qui s’ajoutait au premier niveau de difficulté.
«Il y avait beaucoup de mouvement de leur part, ça a porté à confusion par moment, a analysé le capitaine du Canadien. Toutes les équipes jouent comme ça, alors il faudra être meilleurs dans ce domaine.»
Il faut moins de dentelle
Pour améliorer cet aspect du jeu, il faudra une plus grande communication. Le but marqué par David Pastrnak en est un bon exemple. Alex Barré-Boulet et Brendan Gallagher semblaient se demander lequel des deux devait couvrir l’attaquant des Bruins. Une hésitation de moins d’une seconde, ce qui fut suffisant pour l’as marqueur.
«On était peut-être un peu déconnectés [dans notre territoire], a indiqué Gallagher, tout de même l’auteur de deux buts. On sait ce que l’on a à faire, quelles sont nos tâches. Mais ce soir, on a fait des erreurs. Tu fais ça contre de bons joueurs, ça n’en prend pas beaucoup pour qu’ils en profitent.»
«On va continuer de travailler là-dessus, a convenu St-Louis. Au niveau des lancers, c’était pas mal égal [29-25 en faveur des Bruins]. Mais, ils ont mieux protégé l’enclave que nous. On a eu de bonnes chances quand même.»
St-Louis n’a pas tort. Quatre buts, dont trois à forces égales, et quelques occasions ratées, c’est positif. Toutefois, Kaiden Guhle est d’avis que le Canadien aurait été encore plus efficace s’il n’avait pas essayé de trop faire dans la dentelle.
«Pendant les deux premières périodes, on a trop essayé le coup de circuit. Ça nous a mis dans le trouble, ça a causé des revirements aux lignes bleues. Si on veut être meilleurs, il faut absolument corriger ça.»
La bonne nouvelle, c’est que la saison n’est vieille que de deux matchs.