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Rêver aux Jeux olympiques de Milan avec un diabète de type 1? Aucun problème!

Photo fournie par Alexandre Duchaine
Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2025-05-28T15:00:00Z

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Alexandre Duchaine remercie ses parents. «Apparemment qu’ils pleuraient tous les soirs quand j’ai reçu mon diagnostic, mais moi, je ne l’ai jamais su. Je n’ai jamais su que c’était triste, je n’ai jamais su que c’était une mauvaise affaire.»

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Le skieur acrobatique de Lac-Beauport avait 7 ans quand il a appris qu’il était atteint d’un diabète de type 1. La forme de la maladie caractérisée par l’absence totale de production d’insuline et qui requiert des injections quotidiennes. 

Treize années sont passées depuis le diagnostic et le voici qui rêve à une participation aux Jeux olympiques de Milano Cortina, l’hiver prochain. Sa place n’est pas encore assurée, elle dépend encore de ses résultats de la prochaine saison, mais le skieur a de bonnes raisons de croire qu’il pourra tirer son épingle du jeu dans ce processus de qualification compliqué. 

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Spécialiste du saut, Duchaine est tombé en amour avec le ski acrobatique à 2 ans parce «qu’à Lac-Beauport, c’est la grosse affaire», en raison de la petite taille de la montagne. 

Depuis, jamais son diabète ne l’a ralenti, explique-t-il. Ni dans le ski ni dans ses autres projets. Depuis deux ans, Alexandre Duchaine se rend au Kenya avec sa copine, Dani Loeb, où il s’implique auprès de la fondation Start With One Kenya.

Photo fournie par Alexandre Duchaine
Photo fournie par Alexandre Duchaine
Réveillé en pleine nuit

Oui, parfois, combiner diabète et vie d’athlète de haut niveau, c’est dur, reconnaît l'athlète de 20 ans. L’alarme de son cellulaire le réveille parfois en pleine nuit, avant une compétition, car son détecteur de glycémie l’avertit d’un débalancement. 

Et bien sûr, la maladie requiert une grande discipline de vie. Mais «quand tu ne sais pas que ce sera dur, tu ne te dis pas que ça va l’être», pointe Duchaine. 

Photo d'archives, Didier Debusschère
Photo d'archives, Didier Debusschère

C’est le message qu’il souhaite faire entendre aux jeunes qui, comme lui, reçoivent un diagnostic de diabète de type 1 durant leur enfance. Déjà, le skieur donne des conférences dans des camps pour les jeunes diabétiques. 

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«Ce que je leur dis, c’est que moi je crois que c’est possible [de mener une vie normale] et que s’ils le croient aussi, il n’y a rien qui va les arrêter. C’est simple comme ça. Mais ça dépend de ce qu’on t’a dit au départ.» 

Pas besoin de belles phrases

Parce que les enfants sont souvent inquiets, reconnaît Duchaine, et parfois pour des raisons qui paraissent plutôt simples dans les yeux d’un adulte. 

Il a le souvenir d’une petite fille qui, au terme d’une conférence, est venue lui dire qu’elle craignait de tomber en hypoglycémie en classe. 

«Elle avait peur de devoir prendre une collation pendant que les autres élèves n’y avaient pas droit et de faire des jaloux dans sa classe», se remémore-t-il. 

«Je lui ai dit que c’était leur problème à eux, s’ils étaient jaloux. Qu’elle n’avait pas à se stresser pour ça. J’aimerais avoir une belle phrase pour les jeunes, mais au fond, c’est aussi simple que ça.»

Alexandre Duchaine est l’un 143 étudiants-athlètes de la région de Québec qui se sont partagé la somme de 341 500$ remise par la Fondation Nordiques. Un apport financier important dans sa carrière, estime-t-il, qui lui permet encore aujourd’hui de peaufiner son talent, notamment en allant faire des camps supplémentaires.

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