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Réunion importante à Washington jeudi: «On peut arriver à raisonner», espère le ministre LeBlanc

Photo portrait de Samuel Roberge

Samuel Roberge

2025-03-13T02:32:29Z
2025-03-13T03:10:48Z

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Les ministres Champagne et LeBlanc, accompagnés du premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, se rendront à Washington jeudi pour discuter avec le secrétaire américain au Commerce des possibles issues à cette guerre tarifaire entre le Canada et les États-Unis. Et le ministre des Finances du Canada croit que la délégation canadienne pourra faire entendre raison à Donald Trump, bien qu’il reconnaisse que son impact sera moins important que celui des marchés boursiers. 

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«Je crois qu’on peut arriver à raisonner», indique Dominic LeBlanc en entrevue à l’émission Le Bilan, mercredi soir. «Mais ultimement aussi, ce ne sont pas des politiciens du Canada à Washington demain qui vont avoir l'impact que l'économie américaine va avoir sur M. Trump et ses ministres.»

Le ministre LeBlanc est «convaincu» que le président américain est «sensible» aux messages des marchés boursiers ainsi qu'à ceux des chefs d’entreprises américains et qu’il révisera sa formule de tarifs douaniers lorsque la pression venant de l’interne sera trop importante.

«C'est néfaste pour les consommateurs au Canada comme aux États-Unis, mais c'est aussi inquiétant pour les entreprises. Il faut arriver à respecter l'entente de libre-échange que M. Trump lui-même a signée il y a à peine sept ans», mentionne le politicien.

Mais d’ici le moment que les plaintes venant des Américains à Washington se multiplient, le ministre canadien espère faire valoir la longue amitié qu’a entretenue le Canada avec les États-Unis.

C’est d’ailleurs ce dont M. LeBlanc a discuté aujourd’hui avec le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, en amont de la réunion de demain dans la capitale américaine.

«J'ai reconnu la réalité de leur sécurité nationale et avoir accès à de l'acier et de l'aluminium pour les industries de la défense, par exemple, ou d'autres industries essentielles pour leurs économies, les automobiles», assure l’invité en entrevue. «Mais j'ai dit: "Howard, on est, comme on a toujours été, le partenaire idéal pour vous aux États-Unis".»

«"On est fiable, on est voisins, on a la règle de droit, on a des contrats qu'on respecte", a-t-il poursuivi. C'est précisément dans leur intérêt de sécurité nationale de s'approvisionner de l'aluminium ou de l'acier du Canada et pas être dépendant de la Chine.»

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